La PUB hurle

La PUB hurle
LA PUBLICITE

La publicité se met SOUDAINEMENT A HURLER, on sursaute, on se jette sur la télécommande.
Tout le monde s’en plaint. Un spécialiste – ils en ont plein et des meilleurs, à la télé – nous a expliqué que c’était une illusion !  Comme pour le nuage de Tchernobyl ?

« On est au courant du phénomène  » (Je n’en doute pas, ça fait plus de cinquante ans et c’est la troisième fois qu’on me l’explique suite aux plaintes), « le son n’est pas augmenté pour les messages publicitaires, cela provient du volume sonore, continu, et soutenu » ! ».

Je n’y avait pas pensé ! c’est pourtant bête, ils n’augmentent pas le son, ils passent « du son plus fort en continu soutenu » !  Voilà, voilà ~ c’est pas leur faute, puisqu’ils ne peuvent rien faire.

Par contre, il serait intéressant de savoir combien de gens résistent à cet infernal boucan ? Gageons qu’un bonne partie d’entre eux vont couper ou baisser le son, comme nous, ou profiter de l’instant pour vaquer à quelque autre occupation, comme nous. Je ne pense pas avoir constaté ce phénomène à l’étranger, ni même en Italie, où l’on aime particulièrement le bruit.

ATAVISME. Une autre éventualité serait que soit bêtement appliqué le sacro-saint principe de vente très français, qui consiste à harceler l’acheteur, à le faire craquer pour lui vendre n’importe.
Notre administration utilise une méthode comparable pour compliquer la vie de l’administré. Pareil débordement d’imagination, toute cette énergie créatrice font rêver. NE POURRAIT-ELLE ETRE UTILISEE A BON ESCIENT ? Afin que soit réduit l’abyssal déficit commercial extérieur, reflet de notre commerce hexagonal ?


Le coût de la publicité. On comprend à la cadence des images et au débit record de l’annonceur que ça doit être très très coûteux. Selon une brève recherche internet 2017, sans vérification, jusqu’à « 150.000 » € ou un peu plus « les trente secondes » à une bonne heure d’écoute. Par spot (chaque passage à l’écran), et pas pour un mois, et pour un film ou une émission côtés qui attirent beaucoup de téléspectateurs, genre Mentalist. Bien bien plus cher pour UN EVENEMENT, genre match de coupe du monde avec la France en demi-finale. On doit alors flirter les 500.000 euros les trent secondes ? Seulement 60/100 € un matin à 8 heures sur La 5 quand il n’y a rien et personne. Je dis que lorsqu’ils se font de la pub pour eux-mêmes, en pleine audience, on devrait la leur faire payer ! D’autant que nous, les contribuables des chaînes publiques – six chaînes, aucun pays n’a ça – payons une redevance qui doit peiner à financer le personnel et le matériel des studios et réseau d’émetteurs (TDF, Télévision De France).



Publicité publique
05/2020 (covid 19) : Le président des chaînes du groupe M6 (*) souligne que les chaînes d’Etat, qui surfent sur l’argent public, ne se privent guère de la manne de la publicité, privant son groupe d’une partie de son financement. (*) (W9, 6ter, 6play, RTL, RTL2, gulli, PARIS PREMIERE, RFM, MCM, Music..)
Je partage son point de vue au regard de la pauvreté des programmes que ces chaînes nous proposent. La 5 et la 7 sont en partie portées par les reportages allemands, beaucoup plus variés et moins ennuyeux. Pour autant, ce sont les seules qui présentent un certain intérêt pour une petite partie de la population. On peut se demander où passe l’argent ? On suppose que l’Etat le sait.
Au temps « des trois chaînes », il n’était pas rare d’hésiter entre deux, quand désormais, on élimine par désintérêt.
Les chaînes d’Etat, pléthoriques, n’ont pas à concurrencer les chaînes privée, mais devraient apporter autre chose, ainsi qu’être à l’occasion le relais de l’état, faire le point sur les lois et leurs amendements, dont une minorité est réellement applicables par décret ! sans oublier les plus discrètes.. Enfin, on peut regretter qu’une forme de ségrégation soit entretenue avec la 19 d’outre mer, la France ne parvenant pas à intégrer ces pays dans son quotidien, contrairement à la Corse, haut lieu du tourisme et habitat secondaire pour riches, omniprésente, voire Israël.

La PUB c’est un gros gâteau pour certains. Malgré la redevance pour les chaînes publiques et les pubs, ils ne parviennent pas à joindre les deux bouts !
On a beau leur augmenter périodiquement le temps légal de pub, ils ont beau baisser régulièrement la qualité des programmes, et dissimuler tant de pub que l’entière diffusion du soir au matin n’est plus qu’une suite de pub; ils n’y arrivent plus !!
(ce film, la météo toute les heures, vous sont offerts par (…) j’adore le « vous sont offerts », c’est du gratuit gratifiant ça, ou je n’y connais rien, c’est du gagnant-gagnant, pour la télé, et pour le sponsor ! et donc du perdant-perdant pour le téléspectateur-acheteur. Il faut bien que d’une manière ou d’une autre, quelqu’un paie ces coûts pharamineux..
On dit aussi qu’il y aurait des pubs « subliminales », si courtes qu’elles marqueraient notre esprit sans que l’on ait le temps de les voir. Il arrive que l’on voit comme des éclairs de pub, mais ce dont je parle est bien plus court.

Comme il ne reste plus beaucoup de temps mort sans pub cachée, et qu’il faut bien joindre les deux bouts, ils se démènent, complétent avec les revenus des appels et emails pour tous ces jeux, devinettes etc, ou avec des reportages bidons qui sont en fait des pubs dissimulées. On pourrait y ajouter les sociétés de Production opaques, les intermittents du spectacle payés à demi avec les indemnités de chômage, ou les mal payés non déclarés, comme « ça eut été » le cas, ou encore.. bon, si on fouinait.. mais les média ont trouvé la parade, un journaliste ne dévoile jamais ses sources, surtout les sources de ses revenus ! mais ce n’est plus le sujet.

– La pub dissimulée (suite).

Dans les années 2010, La télévision s’est vue gratifiée de trois quart d’heures de publicité par jour (norme européenne) On avait quelque chose de pas excessif, c’est fini. On le sent bien, entre la vraie PUB et la dissimulée, il n’y a plus beaucoup de place pour de bonnes émissions. Bizarre que le Conseil Supérieur n’y voit que du feu ?



Quand je vois un large sourire à dent déployées, qui permet de voir jusqu’à la glotte, je regarde si il n’y a pas le nom du dentiste ou du laryngologue inscrit quelque part .

Sous forme d’entretien bidon, les artistes sont tenus « d’aller au charbon », c’est à dire qu’ils doivent eux-mêmes démarcher pour leur livre, leur pièce de théâtre, leur film. Sans doute parce que leur producteur n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Deux nouvelles formes de pub sont apparues et l’une d’elle fait fureur puisque même La 5, chaîne d’état, s’en est emparée. Je parle ici des aménagements de maisons – en toute simplicité et modestie comme toujours à la télé. Pour l’autre, de même essence, on refait totalement de vieille voiture pour pas cher. Les deux peuvent avoir en commun de faire miroiter un petit bénéfice à la revente.
Il y a des séries qui ne sont plus que des présentations de mode, d’objets, d’accessoires, de voitures, et d’alcool d’alcool, en encore d’alcool à se saoûler.. alors que l’on s’évertue par ailleurs à en dénoncer les effets.
Dire qu’il y a des quotas ! de qui se moque-t-ton. Jusqu’en 2000, on avait encore un bon choix, avec bien moins de chaînes et bien moins de PUB, même si l’on pouvait penser que tel reportage sur un village, la vigne ou quoi que ce soit d’autre, avait été réalisa avec le Conseil Général ou la municipalité, moyennant monnaie sonnante et trébuchante.
Les plus finaux, ce sont les articles d’une une bonne revue, sur un homme ou une femme politique en vue, étalés sur au moins deux bonnes pages et où l’on peut voir comme ils sont simples, bons, sympa, actifs, à l’écoute au bureau comme dans leur vie professionnelle, familiale et amicale. Ils ont habité un studio et travaillé pour leurs études, ont fait la cuisine, le ménage et repassent. L’un d’eux défroissait son costume à la vapeur de la douche, dans un palace américain, c’est toujours ça d’économisé (Trotte Scan). Ces pages ne sont pas un reportage, mais leur propre pub, qu’ils ne paie même pas eux-mêmes, car ces gens là, en France, ne paient rien.   Le reportage est une pub déguisée qui rapporte. Il y en a de plus en plus. Un vrai filon. Notre CSA ne voit rien. Le PDG d’un groupe TV « La 6 », a dénoncé à l’occasion du corona virus, bien qu’à mots feutrés, l’anomalie des chaînes publiques qui jouent que tous les tableaux, financement administratif et pubs à outrance et je pense que pour la morale au moins, compte tenu de l’indigence de leur offre, si ce n’est pour l’équité, qu’il a raison. A l’évidence, il y a abus. « Spécial envoyé », a produit un reportage télé sur les voyages en Egypte. Les journalistes en goguette se proposent donc de nous montrer une croisière en Egypte, dont une bon marché à 5500 euros. D’emblée on nous montre trois bateaux à quai, accolés les uns aux autres. Nos malheureux voyageurs « qui n’ont pas de chance » doivent traverser deux bateaux pour atteindre le leur. Sa piscine, à peine plus grande qu’une baignoire, est bien minable et c’est à peu près tout pour ce voyage à bas prix, excepté  une rumeur sur les mauvaises prestations de leur bateau.  Car les excursions ne sont pas comprises – ce qui est le cas partout – et sont mal organisées (mais on n’en voit rien).

Bref, notre groupe est lâché dès le début de l’émission et, à la place de ce que l’on attendait, un voyage, on nous passe les pérégrinations de deux démarcheurs de « Frontières Nouvelles« , qui testent, éliminent les mauvais hébergements avec minutie, déjouent les traquenards, scrutent tout explorent des hôtels quasi secrets où sont descendus des gens célèbres (des Palaces en fait, « qu’on pourra avoir pour pas trop cher ». On va voir les toilettes dans le détail, les vélos (que le tour opérateur va renouveler), etc etc; bien entendu, la sécurité sera parfaite (il faut y avoir été pour savoir ce que cela signifie). Nous n’avons pas vu de voyage en Egypte, mais un comparatif manifestement faussé de deux voyagistes, à l’avantage de l’un d’eux, une merveille, l’autre offrant le pires conditions imaginables.




Un parfum coûte bien plus cher à lancer qu’il ne coûte à fabriquer. Et le coût du parfum lui-même, selon un publiciste, sans son flacon ni la campagne de publicité, ce n’est pratiquement rien. Le coût d’un des nouveaux jeux sur PC de la société Ubisoft, à ce jour encore majoritairement française (2017), se répartit ainsi : production du jeu, 10 millions d’euros; marketing (lancement commercial), 15 millions. Christine Brv.. a dit un jour à la télé qu’elle avait refusé de faire une publicité pour laquelle on lui proposait une somme incroyable, pour elle, injustifiable.




NOUVEAU !, ou « vu à la télé » !
Le  nouveau  est quasi inévitable, laissant supposer que c’est bien mieux, à moins que ce ne soit plus mal, car tout s’allège, diminue d’épaisseur, se simplifie, devient jetable !  La télé c’est le GRAAL. Çà attire l’œil, tiens, c’est passé à la télé, ça doit être sérieux. On peut toujours essayer. c’est si pratique et efficace !! Les matériels nouveaux se succèdent à un rythme infernal. C’est normal, ça permet de brouiller les prix, de brouiller les comparaisons, les modèles, et de ne plus pouvoir réparer.

Un même modèle de base va décliner des détails d’aménagement : tiens, celui là a le bouton vert mais la trappe est mal placée. En voilà un qui a la trappe bien placée; dommage, il n’a pas la troisième.. etc. Les appareils testés par la presse ne seront jamais en rayon, car il a tant de modèles et tant de renouvellement que c’est impossible. Le pire est que le nouveau est fait pour forcer la vente, ce qui peut conduire, avec les fameuses « prolongations de garantie », à fabriquer des appareils de moins en moins fiables. Autre anomalie, pour les juristes cela devrait être un « abus de position dominante », les grandes surfacs vendent leurs propres marques qui éliminent ipso facto toutes les autres et donc le choix et la concurrence ; vive le bénef pour nous tout seuls. Il ne faut pas être devin pour savoir qu’ils vont faire un max de bénef, qu’ils vont tuer l’inovation et la qualité, comme cela a commencé avec Les chauffe-eaux pas chez chez Gastro.


Ce n’est plus un produit, c’est un bienfait, ça soigne et corrige tout..
 

Qui penserait qu’une simple eau minérale élimine les toxines, vous recharge en minéraux, et mieux encore, vous vitamine et vous vitalise. Tout pour vous faire retrouver l’optimisme !! (la finale). Quelle chance avons nous de boire une telle eau. C’est un cadeau de Dieu (ou de la création), heureux que nous sommes.


Une autre pub vous transmet « la force des bulles », qui sont pourtant encore plus artificielles qu’avant, car désormais américaines. Y aurait-on simplement songé ?

cosmétiques masculins.
Des miracles insoupçonnables et très explicite : bille glacée yeux, anti-poches et cernes, puis soin hydratant anti-rides d’expression (pour ceux qui grimacent ou rient trop), soins hydratants peaux sensibles, et soins hydratant anti-imperfection.

voici l’extra miraculeux, le rêve que vous attendiez :
La défatigue du regard, mon dieu, voilà qui rajeunit le monsieur ! lequel peut encore bénéficier de « l’effet glaçon réveil » !!
où ça, le glaçon ? hi hi hi, (est-ce comparable à bille glacée yeux ?).
Autre possibilité, selon son état, apaise et hydrate 24h, peau plus résistante, ou encore, la prévention des spots et la réduction du sébum. Toute une gamme véritablement perturbante, si l’on y croit !

FLOT PUBLICITAIRE SUBI.
TENTATION TOTALITAIRE. On est de plus en plus placé devant le fait accompli.
Internet ; de nouveaux sommets ont été atteints : des POP-UP nouveau genre recouvrent nos recherches, et des E-mails proposant des produits arrivent quotidiennement, que l’on ait chargé quelque logiciel, ou pas.
Le groupe Decaux français bien connu, avec ses immenses panneaux d’affichage urbain, prévoit de relayer ses informations sur nos téléphones cellulaires, cela avec l’accord des opérateurs de téléphonie.., mais pas le nôtre !! Je vois ensuite écrit : « ceux qui n’en voudront pas pourront les refuser (*) Il me semble qu’un comportement normal eût été exactement : « ceux qui en voudront, pourront les demander« .
(*) le refus. Qui en sera le garant et consultera quel fichier central pour toute la France, pour en vérifier la stricte application ? ils s’en fichent sûrement pas mal, vu qu’il faudrait les attaquer et que l’on n’aura aucune preuve.

Impossible d’assister à un match de foot sans subir la publicité débridée des stades, autour du terrain, sur les joueurs, sur le gazon, bientôt en l’air – On donne obligatoirement ses organes, sauf si l’on déclare que non – On reçoit obligatoirement chaque jour sur son courrier, des pubs de produits, sauf si l’on déclare que non, ce qui ne sert à rien car ça continue.

Ce qui gâche notre existence, c’est un gigantesque et incontrôlable abus pour le profit qui nous fait perdre toute confiance.



Publicité de financement ou « alcool et p’tites pépées ».
Dans ses aventures livresques, le héros Lemmy Caution, buvait du whisky. C’était il y a longtemps et on n’y prêtait pas attention. Dans les romans, il y a maintenant de tout, en plus de l’alcool. Depuis les vêtements jusqu’aux avions, en passant par les montres. Avant il y avait des trains et des gares dans presque tous les films, en continuation du premier film d’Henri Lumière montrant l’arrivée d’un train en gare de la Ciotat. Je n’ai jamais entendu dire que la SNCF sponsorisait le cinéma. Avant, quand on fumait dans un film, ça paraissait naturel parce que tout le monde fumait. Après quelques années d’abstinence et de lois, voici que l’on refume dans les films. A propos de marque, j’entends souvent dire « on n’a pas vu la marque », ce n’est pas une pub.
Comment peut-on se faire berner à ce point ? il y a tant de bouteilles sur la table avec la camera braquée dessus. Quelqu’un sonne à la porte, l’hôte ouvre et lui dit « je vous sert quelque choses ? Très naturel et courant chez vous, n’est-ce pas, et vous vous précipitez à la table pour servir deux bon demi grands verres de vin, !

De marque, nul besoin, le financement est assuré par des consortiums, des groupements. Le message est suffisamment explicite: buvez du vin, de la bière, de l’alcool, du thé (eh oui, le thé, ça rapporte). Comme toute pub, dentifrice ou pinard, c’est pareil: allez y franchement. – Tout au long du film, ils ont un verre à la main, et à l’occasion, se saoulent, ou fument.


En savoir plus, suite sur « hibiscustour » : « La publicité, ses abus », (les faux-culs du commerce).

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