Qualité française 1

qualité française, qualité allemande
hibis, rien que la réalité

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Individualisme et approximation règnent en France. Les allemands – toujours eux – pensent que nous devrions apprendre à obéir. Ce n’est pas si simple sans réelle concertation, ni consensus. Toute référence à un semblant de nationalisme est condamnée à l’avance, et nous vendons sinon bradons à peu près tout nos fleurons affaiblis et nos terres, aux Nations qui prônent l’inverse et s’organisent pour, sans état d’âme, dont en premier les USA, aspirateur de grandes marques mondiales.

La culture technique n’y est pas dominante et l’on y vénère « les droits de l’homme » tout en les bafouant, les « devoirs de l’homme » y étant inconnus, remplacès par des tabous tribaux. Nous privilégions une qualité de vie hélas inégale et socialement en perdition, qualité favorisée par la généreuse diversité géographique de notre pays, dont ses trois façades maritimes. Notre « bon vivre » fait toujours envie. Nous avons le soutien d’une bonne industrie étatique, mais criticable, de même que celle d’un secteur privé hexagonal qui peine à l’export. Nos méthodes commerciales sont évoquées en détail dans le texte.


qualité française. Vie courante, commerce, produits, services, parcours du combattant..  Rien que du vécu personnel ou familial, ce que l’on voit et subit.

Humour suisse : « quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, c’est pas étonnant qu’on pense c’qu’on pense !

Bonjour la France. Le coq y chante les pieds dans la m.. dit-on, en référence à notre impuissance devant l’évènement.  Ce n’est fort heureusement pas toujours vrai et nous avons sans conteste de bons atouts hormis les loisirs, la nourriture ou le luxe. A commencer par notre industrie, trop vite décriée par méconnaissance, ou notre générosité sociale, cependant attaquée.

Drapeau rouge pour notre sens du commerce et notre organisation administrative royale, pléthorique et ubuesque, qui ne règle que très partiellement nos problèmes quotidiens, à l’avantage des lobbies. On se contente d’empiler loi sur loi, toujours contestée par principe, dont la réelle application est plutôt déficiente ; voile, banlieues « ghettos classés », pourquoi pas au patrimoine, crottes, portables, voyous et arnaqueurs en tout genre, élite incluse, professionnels sans diplôme de qualification, nucléaire, écologie polirique, ont encore de beaux jours à vivre, spécialement dans le bâtiment ou le commerce.
Mieux, on leur ouvre la publicité à la télé (« meet me », « L’Or Postal » comme si La Poste se portait garante, des généreux billets reçus en échange de votre or, alors que tout respire l’arnaque. Notre syndicalisme d’Etat est encore autre chose, et personne ne s’interroge sur le fait qu’une entreprise étrangère comme Toyota puisse réussir mondialement, sans grèves, là ou nos constructeurs nationaux échouent.

CULTURE. Notre conception de la culture, très restrictive et appartenant à une classe, donne le ton. La culture, pour les allemands mais aussi pour les anglo-saxons, est plus universelle, elle né de la simple curiosité. Cette différence a posé de rudes problèmes lors de la cogestion franco-allemande de la chaîne de télé ARTE, qui est plutôt Germano-française. Car il faut bien admettre que la plupart des émissions intéressantes, vivantes avec des sujets variés, sont allemandes. Pour cela, ils vont partout et filment tout. Pas seulement dans les palaces, les châteaux, les grands restaurants, ou les créateurs de mode comme chez nous avec la belle voix culturelle parfaite qui ne laisse aucune place au vécu des autres.

DETACHEMENT. Le bien vivre séduit ou irrite les étrangers, mais c’est aussi notre modèle « made in France ». Une France ou l’on peut adorer aussi bien ses villages que ses paysages. Et ses côtes couvertes par endroits de ports de plaisance, comme si l’on ne pouvait rien faire d’autre de nos trois façades maritimes, comparé aux pays nordiques.  Il est vrai que la façade atlantique sud n’est pas très facile à aménager, mais tout de même, de grands travaux, associés à des connexions routières viables (*), en viendraient à bout. De grands bateaux sont bien revenu jusqu’à Bordeaux, avec un pont élévateur qui est un lieu de visite.
(*) ce que l’on n’a pas su faire pour Fos sur mer ! Je me souviens d’un homme politique qui, avant son départ, avait dépeint pareille utilisation de nos côtes avec lignes de cabotage, dessertes trrestres etc. Etait-ce son champ du cygne ?

Une autre de nos dramatiques faiblesse économique est que nous cédons tout ce que nos anciens ont créé, y compris dans le luxe ou la vigne. Le plus offrant n’est jamais français ? alors protégeons nous comme font les autres, anglais, américains, allemands. C’est du nationalisme répondent les détracteurs qui se sentent citoyens du monde avant d’être français. Les terres sont ce qu’il y a de plus précieux, louons les aux étrangers, mais ne les bradons pas. Formons aussi nos futurs managers et PDG, comme nous avons été sensibilisés une époque pour lutter contre l’espionnage.

CASANIERS. Nous n’apprécions guère la mobilité professionnelle lorsqu’elle risque de déstabiliser notre vie pour peu d’espoir.  Casaniers, préférant le loisir au travail mais pas fainéants, comment conserver un mode de vie qui paraît être un luxe à notre époque – hélas pas pour tous – et comment promouvoir notre modèle social ? sans doute faudrait-il un peu plus de rigueur et de courage, un peu moins d’individualisme et de lâcheté. Rois de la bonne bouffe avec nos repas séculiers, nous aurions pu vendre de bons produits vers le monde entier.
Notre mesquinerie et notre laisser aller qui crèvent les yeux partout, entretien général, locaux, façades, toilettes, arrière cours, escaliers de parkings, font que plus que tout autre, nous avons abusé de la facilité; prétendues belle constructions aux façades quelconques, sinon attaquées avant l’heure, importation du moins cher pour les bons bénefs, usage des pesticides et engrais, abandon de nos fermes devenues des usines, sans que nos autorités aient l’idée de plancher sur la préservation de nos terres arables.



LE REFUS DU REEL. Lorsque je fais observer une particularité qui me semble intéressante, cela active chez les intellectuels ou professionnels français le même réflexe: « c’est nul » (en abrégé) ou « on sait faire » (aussi bien, sinon mieux), ce qui est peut-être pire. Ce refus typique a pour but de clore le sujet, évitant ainsi tout débat avec un incompétent, sinon un ignare, qui a l’audace de lui montrer ce qu’il ne connaîtrait pas, lui ? L’absence de toute curiosité m’attriste. Nos grands esprits ne communiquent que si certains critères de reconnaissance réciproque sont identifiés (mêmes études, même promo etc.). Je l’ai constaté maintes fois.
Une fois cependant, un jeune polytechnicien m’a confié dans un train qu’il ne comprenait pas comment tel voyageur pouvait supporter la musique nasillarde issue des écouteurs de son baladeur; il m’a laissé lui expliquer qu’en réalité, ce qu’écoutait cette personne pouvait être aussi bon sinon meilleur qu’une chaine audio HIFI pour quatre raisons, dont celle portant sur la propagation des basses fréquences, point faible il est vrai de ce type d’écouteurs. Ces dernières exigent en effet une bien plus forte puissance d’émission que les aigües, ce qui va de pair avec une grande surface vibrante. Ainsi, un seul petit millimètre d’écart à l’oreille suffit pour perdre bien des graves. Alors à quatre mètres ou plus, vu le peu de puissance émise, seuls les aigües extrêmes arrivent. D’ailleurs, il est probable que votre poste de radio à piles commence par faiblir d’un seul côté de la gamme, celui des plus longues ondes reçues (fréquence plus basses).

Mais il ne m’a pas posé de question. Les gens cultivés ne posent jamais de question, cela fait plus intelligent.

Des esprits bloqués.
Un kiné nous a fait part de la découverte d’un américain sur le temps de relâchement des muscles la colonne vertébrale. L’exercice consiste à plaquer ses jambes relevées  au plus près de la verticale contre une porte, dos et tête à plat au sol, ce qui ne serait pas nouveau si l’on n’y ajoutait pas le temps. Le soulagement n’est réel et durable qu’au bout de 6 minutes mini !  une exigence du temps bien connue du yoga, avec ses durées de détente et ses mouvements très lents.
L’efficacité ayant été constatée, puis confirmée dans le temps par nous-mêmes, j’ai tenté d’en informer d’autres kinés. Indifférence totale, aucune question, sinon mépris affiché du genre « qu’est-ce que cet hurluberlu inculte me raconte là ».
Nous avons nos protocoles, m’a rétorqué l’un d’eux. Traduction : circulez, y’a rien à voir..



Spécialité française, On ne répond pas au courrier. Si j’ai pu obtenir quelques rendez-vous pour présenter mes petites inventions, les entreprises françaises ne répondent généralement pas, pas plus que les administrations, les services, ou le banquier (surtout si il vous a pompé indûment de l’argent). Aux USA, Japon, Allemagne et Angleterre, on répond. Même pour décliner. Une autre fois, en France, après avoir rappelé pour avoir une réponse, « on ne savait pas qui avait reçu ma lettre », puis, « la secrétaire a du la garder ». Pour caler son bureau peut-être.



Légèreté du jugement, incompétence. J’ai finalement été reçu par quelques personnes qui ne paraissaient pas vraiment concernées, jusqu’à l’arrivée de l’intello frais émoulu qui, bien que responsable de la vente d’accessoires vendus en grandes surfaces, n’avait jamais tenu un tournevis ni un pot de peinture dans ses mains; (voir qualité allemande, enseignement); il a regardé mon outil sans poser de question, l’a pris à l’envers et n’ayant rien pu en faire, a déclaré que ça ne valait rien. Tout était dit et son jugement définitif. Or cet outil aurait été sélectionné à un concours d’innovation si je n’avais pas signalé si innocemment son possible inconvénient ! (là encore, aucun contact) Avec sa nouvelle version, il est en service chez nous et quelques amis.




Le courrier ET SES FORMULES « conviviales ».

VEUILLEZ !! C’est le mot le plus couramment utilisé et le plus détestable, là où les anglais commenceraient au minimum par Please (s’il vous plaît). Au point qu’il est même passé dans les logiciels informatiques traduits en français (veuillez fermer..) « Veuillez » contredit la formules de politesse finale, tout comme d’autre façons de s’exprimer, telle que, « passe moi le journal s’il te plaît ! » : le « s’il te plaît » venant après l’ordre est inutile !!  la dérive vers le refus de demander ou d’être seulement poli est certaine, d’où le « je m’excuse », au lieu de « excusez moi »; il est en effet plus confortable de s’excuse soi-même..

Ce vocable est particulièrement déplacé lorsqu’il s’agit d’une lettre de notre banquier, d’un proviseur de collège ou autre autorité auto-déclarée de ce genre.
Le banquier parce-qu’il vit luxueusement de notre argent ; « Veuillez remplir cet imprimé et nous le transmettre avant le.. », le proviseur parce-qu’il nous prend pour des élèves, alors qu’il s’agit d’une réunion de parents d’élèves. « Veuillez vous présenter le.. à .. « , un exemple véridique rapporté par une parente stupéfaite : « on n’est pas une élève en classe ! j’y vais pour participer d’égal à égal  !

Nous ne sommes jamais d’égal à égal en France avec ces personnages d’un passé seigneurial élitiste. J’ai participé à des réunions d’élèves dans un grand collège en qualité de consultant supposé ouvrir sur le monde du travail. Une participation qui a rapidement tourné au vinaigre. Ces « meilleurs de la classe » n’ont jamais quitté l’école, passant simplement de l’autre côté de l’estrade pour reproduire ce qu’ils y ont subi.

Las, cette frénésie du Veuillez a gagné toutes les couches de la société, à commencer par l’inutile : Veuillez trouver ci-joint.. (un comble ! pour, Voici le document en pièce jointe), ou encore, Veuillez vous conformer.. c’est à dire « faites gaffe », comme on m’avait une fois dit au téléphone.
Nous ne sommes pas épargnés dans une location de vacances, Veuillez fermer la porte/ baisser le store, en partant. !

Il y a des alternatives purement administrative telles que, « j’apprécierais que » une menace voilée à éviter à tout prix.

Dans la même logique, les révérencieux ont bonne place, « J’ai l’honneur de vous demander.. ou encore, de vous prier.. » Coluche avait fait dire, à un arabe au commisariat « excusez moi de vous demander pardon, j’ai perdu.. « .
Ce sont les marqueurs de notre esprit administratif dirigiste, anti-commercial, si n’est anti Droits de L’homme, dont on nous rebat les oreilles, sans voir la maltraitance.
Les plus doux diront, « afin de.. ayez l’amabilité » ou « vous seriez aimable de bien vouloir » c’est déjà mieux.
Ne sachant comment faire, certains font parler les objets : « le store serait content si vous le fermiez en sortant ». Amusant; un peu bébête à la longue.

Le mieux est d’aborder directement le sujet !

LETTRE DE MA NOTAIRE, très aimable, à ma fille, « Madame Un.. », « Votre père vient de me demander de procéder à la clôture du compte.. /// .. je vous transmets donc la procuration et vous remercie de me la retourner.. » « Bien cordialement ».
REPONSE. « Maître P.. » « Merci de votre envoi par mail, mais nous n’avons pas pu ouvrir le document joint. Avec aucun de nos logiciels. Pourriez vous prendre d’autres dispositions ? » « Merci bien, cordialement.. »

LE STORE EN LOCATION. « Le vent pouvant endommager le store, il est préférable de le fermer en partant. Merci de votre attention/compréhension.

Formule finale de politesse. L’expression historique gêne aujourd’hui par son excès, soit « Je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations distinguées« .
« Mes sentiments respectueux ou dévoués« , « ma considération distinguée« , « l’hommage de mon respect » (pour les dames), etc.. L’exercice est délicat et la marge d’erreur, étroite. Car pour la considération, j’ai ouï dire que seul le supérieur pouvait exprimer « sa considération » et que l’inverse était mal venu..

Ce serait désespérant si un mot magique ne nous était pas arrivé, une sorte de simplification à l’anglaise, en moins chaleureux: « cordialement »ou encore « très » ou « bien cordialement », à moins que l’on ose le « cordialement à vous », puisque l’on dit déjà, « bonjour à vous » !



Service AVANT VENTE
J’ai besoin de 3m de câble électrique !

Je suis devant le rayon des câbles électriques et j’ai trouvé le bon câble. Tout va donc pour le mieux quand à ma surprise, je découvre pas loin une paire de pince coupantes et même un mètre collé sur le rebord du plateau. LE REVE. Je coupe ma longueur et j’attends un vendeur car je ne peux plus rien faire d’autre. J’attends sans parvenir à en arrêter un. Le temps passe et ça commence à bien faire.. je vais à caisse; Le haut-parleur; « on demande un vendeur au rayon quincaillerie, on demande un vendeur au rayon.. 10 mn plus tard, « on demande un vendeur au.. » Enfin arrive un vendeur qui établit un bon pour pouvoir aller payer. A QUOI SERT LA PINCE ET LE METRE ? C’est sans doute pour le vendeur ?
En Allemagne, il y a aussi le mètre, de quoi couper, mais surtout des petits feuillets au nom de l’article, avec son prix unitaire. On détache un feuillet que l’on complète de la longueur coupée et de son prix ! il peut y avoir une calculette. Dans le cas de petits articles, de Noël par exemple, un panier est mis à disposition; dans ce cas, que j’ai connu, on fait également le total de tous les articles, et l’on passe directement à la caisse, vaguement inquiet.


Le harcèlement. Il est encore pratiqué, avec les séculaire bonimenteurs. Je ne parle pas des démonstrateurs de produits miracles autour desquels la foule se presse pour le spectacle, mais d’accocheurs à peine polis ! on pense toujours en France qu’il faut forcer l’acheteur et le tromper pour vendre. Moins sumpathique que dans les souks de la Havane (parodie musicale) Du raccolage; dans la rue, devant les stands d’expositions, insistants parfois grossièrment. Nous venons d’une exposition sur l’habitat de province, c’était abominable !

L’arnaque de la promotion. Faux crayonnage de plans pour un aménagement de cuisine (ça fait veut sérieux), très vite abandonné au rofit d’une annonce de réduction à saisir! Ils tentaient de me faire signer avant même d’avoir vu quoi que ce soit, ni répondu à un besoin exprimé. Classique ! de pauvres gens signent leur ruine ! Il y a eu depuis ce abus, des délais de rétractation, mais je crois qu’il ne s’appliquent pas aux foires et expos ! la dérogation ! du Pur Jus de France. Cocoricoo.

Pas de prix ! Au salon de l’habitat de ma ville de province, je demande un évaluation de prix, mais « ça, dépend, faut voir.. ». La fenêtre exposée que j’ai retenue ne suffit pas pour avoir une première estimation. Ayant finalement donné mes références, j’ai vu arriver chez moi deux rigolos en costume sombre, qui ont passé un quart d’heure à me montrer « un beau catalogue de portes et fenêtres », pour me faire admettre de force combien la société était sérieuse ! alors que j’attendais surtout que l’on discute de mes projets de leurs possibilités, et des prix.
Rien de tout cela. Ils n’avaient aucun prix indicatif, mais se sont mis à insister sur la fameuse promotion à saisir! Ils m’auraient vendu n’importe quoi ! ils ne sont pas partis contents !

Valse des prix. En grande surface, un paquet de 8 peut coûter plus cher qu’un paquet de 4. C’est un piège.
J’ai vu un champagne moins cher en rayon qu’à l’espace « foire aux vins annuelle » ! La vigilance s’impose, et l’on peut toujours dénoncer.

Le mensonge. L’une des astuces du vendeur est d’affirmer « j’ai le même et j’en suis content« . Comparé à l’Angleterre et à l’Allemagne, la formation des vendeurs comme des serveurs, laisse très à désirer.
La plupart sont prêts à vous vendre n’importe quoi, comme à Tartarin de Tarascon. Et d’être désagréables si vous voulez avoir de renseignements complets et précis.

Promotions bidon, 30% gratuit, le troisième gratuit. Notre attitude commerciale est d’un autre âge. Celui des barils de lessive et sans doute avant, si l’on en juge par les affiches anciennes. On atteint l’excellence avec « trois amortisseurs pour le prix de deux », idem pour les pneus. Remplacer trois pneus est interdit par la loi. Les relents de l’arnaque n’incitent guère à l’achat, mais une bonne partie des gens sont toujours persuadés qu’ils ont vraiment gagné quelque chose ! la bonne affaire est dans les meurs, et tout est de notre faute.

L’Etat, avait interdit les cadeaux, mais il a abandonné ! ses lois sont si mal ficelées et alambiquées, qu’il n’est pas difficile de les contourner. Alors bravo pour « la climatisation pour un euro ». Sans commentaire.

Ces méthodes n’existent pas en Allemagne. Quand ils se débarrassent d’un stock, c’est une réelle bonne affaire (j’ai eu ainsi d’excellents variateurs, esthétiques et pratiques pour moitié prix, le modèle façon bronze-doré se vendait mal.

C’était déjà comme ça en 1954 et ça l’est toujours en 2014.
C’est comme cela qu’ils gagnent ! par LE RESPECT DU CLIENT, LA STABILITE, LA CONFIANCE.

Voici ce qui a été écrit dans « Connexion », un très bon journal pour les anglais de France: « la vente à perte étant interdite en France, on multiplie les bonne affaires par le biais de cartes de fidélité, de bons et coupons de réduction, de promotions à 50 % sur ceci ou cela, qui laissent penser que l’on perd en réalité 50 % sur les autres articles. Les gens en ont assez car chaque magasin joue sur des articles différents, changement constant d’un jour à l’autre sans compter les erreurs à la caisse où la remise sur l’article n’est parfois pas répercutée Tant pis pour ceux qui n’y prennent garde. La malhonnêté impunise, c’est arrivé à chacun de nous je suppose. Les offres spéciales ont doublé ces dix dernières années, tandis que les coupons de réduction étaient multipliés par 10″.

Les vendeurs. Ils sont sur nos talons ou, spécialité des grands magasins dont Parisiens, se désintéresse totalement de nous. Mieux, on les dérange ! On a le choix: désintéressés, collants, ou absents ! cette dernière possibilité incluant, à leur décharge, l’insuffisance chronique d’effectifs constatée partout.

Voici un récit édifiant : l’anglaise qui voulait de grandes chaussures (journal Connexion). Je résume très sommairement ici son récit : elle avait aperçu en vitrine des chaussures qu’elle convoitait, et tentait d’interpeler une vendeuse pour lui demander si ce modèl existait en 43. C’est édifiant : les vendeuses bavardaient à la caisse et l’une d’elles a fini par tourner la tête, la regardant d’un air ahuri, avec un roulements d’yeux significatif en signe de dédain, puis lui a tourné le dos pour continuer à bavarder avec ses collègues. Quelle grossièreté.




C’est nouveau ! Une autre de nos particularités est l’instabilité totale des produits, des marques et des modèles. Aucune normalisation pour des produits classiques; par exemple, une équerre métallique à visser;  je voulais en remplacer une, que j’achète. Surprise, la taille et l’emplacement des trous ont changé; et elle est plus mince pour faire croire que le prix n’a pas beaucoup changé !
Cela vient de m’arriver à nouveau pour des pavés autobloquants emboitables archi classiques ! ce n’est plus tout à fait la même taille et ils ne s’emboitent plus avec les anciens. Plus minces aussi, la galère pour les niveaux et moins profonds, ils tiennent forcément moins bien. Qualité française !

– Le pantalon d’été. Début juin, j’essaie un pantalon en toile légère en Bretagne du sud, en pensant que, pour une fois, je m’y prend assez tôt; hélas, la taille moyenne, n’y est plus, il reste des trop grands et des trop petits; et il en aura pas d’autres parce-que c’est la fin de la saison, c’est fini, les pantalons d’été. C’est fini au moment ou j’ai l’impression que la saison commence, au moment ou tous les touristes et les non touristes vont se précipiter pour trouver un pantalon d’été de taille moyenne. Alors qu’il n’y aura que des manteaux et des bottes dans les vitrines.

Les gens achètent en février ! » c’est la réponse qu m’a été faite pour ma demande de pantalon d’été. J’y pense encore. En février ? C’est incroyable. Allez donc voir en février, au plus froid de la saison, ce qu’il y a en pantalons légers et en bermudas : « on n’a pas encore toutes les collections » serait sans doute la réponse.
Aujourd’hui, derniers jours de juin, la radio annonce la préparation de la présentation de la mode d’hiver. La Bretagne vit-elle en décalage saisonnier ?

J’aurais donc dû acheter mon pantalon d’été en mars.
Qui a envie d’aller acheter un pantalon d’été en février ou en mars, au moment ou on se régale de voir les gens à la neige, quand on n’y est pas soi-même, couverts de beaux anoraks et bronzés comme des dieux. Qui ?  C’est une pantalonnade, cette histoire !

Vous raccourcissez vos jeans ? C’est une question de nos enfants, qui sont grands, et ont des enfants. Ils vivent au nord de l’Allemagne. Là-bas disent-ils, il y a plusieurs longueurs pour une même taille. C’est vrai, et les tailles américaines ont deux groupes de chiffres exemple, W36/L34, le premier pour la taille, le second pour la longueur. <>Dans les pays anglo-saxons, il y a la même chose pour la longueur des manches de chemise. Et le choix y est, contrairement à chez nous. pourquoi ?  parce-que chez nous, « On n’a pas la vente ! » tu parles, combien de ventes ont-ils manqué depuis mai, faute d’avoir plusieurs longueurs, au moins pour les tailles les plus courantes ?

La Voiture. Souhaitant acheter une QQ de Nissan (châssis Renault), j’ai demandé à voir les couleurs. « la gris clair c’est celle là » et la foncée ? « on n’en a pas. On a une rouge« . Bon, donnez moi une plaquette avec les teintes, je verrai déjà un peu; « on n’en a plus, c’est épuisé« . Moi aussi j’étais épuisé ! impossible d’avoir une idée sur les tissus non plus.

Des amis fanas de la grande et belle Peugeot sont également tombés sur un os. De guerre lasse, ils ont acheté une Audi où on leur a montré ce qu’ils souhaitaient, avec courtoisie.
– En France, un anglais souhaitant acheter une voiture étrangère avec de nombreuses options, s’est vu proposé le plus haut de gamme. Etonné, on lui a expliqué qu’on ne pouvait pas répondre à toutes ces variantes, et que l’on avait défini – arbitrairement – trois types de finitions !  Et comme ce qu’il voulait n’était prévu que dans la plus haute, il devait tout prendre avec !  Cet homme a obtenu, en Espagne, les options qu’il souhaitait pour un prix inférieur au prix français. Lu dans Connexion (2013).




L’hebdomadaire Marianne a également cité des exemples (juin 2013 je crois). On n’aime pas se compliquer la vie. Heureux si l’on ne tente pas de vous fourguer une couleur ou un modèle différent de celui que vous avez commandé. Ne vous avisez pas de demander où l’on pourrait s’adresser !  horreur, donner le nom d’un concurrent, jamais. Autre habitude de vente, « le texte passe partout » que l’on vous débite pensant dix minutes, en pensant que vous allez acheter, sans répondre pour autant à vos questions. Si au bout de la peine qu’il s’est donnée, vous repartez en remerciant, on vous tourne brutalement le dos, coupant court à toute autre question.
Au pire, on entend quelque invective en s’éloignant.


Quel culot ce client ! Pour le vrai service, point. Demander quelque chose de particulier justifie la suspicion que l’on aurait devant quelqu’un sortant de l’asile. Un exemple tout récent lors de cette mise à jour (Octobre 2018), est cité par « Que Choisir », revue des consommateurs. Un client signalait l’explosion d’un lavabo en verre acheté chez Ler//Merl. Heureusement qu’il n’y avait personne dit-il, car il ne restait plus que des éclats partout ! En réponse, « on m’a ri au nez » a-t-il dit! » L’affaire a finalement été suivie, car d’autres clients s’étaient plaints.
 
Ça n’existe pas ! ~~~~ je n’en ai jamais vu« .< Le ton péremptoire et sans appel couvre votre timide tentative de dire « mais j’en ai vu. » Le commerçant, mais pas seulement lui, c’est une tradition nationale, ne peut avouer qu’il ne sait pas ou qu’il n’en a pas. Ça m’est arrivé souvent. On a beau lui apporter des preuves, il nie toujours. Une autre justification est « On n’a pas la vente » <(voir tailles de vêtements en annexe). Une telle attitude a été rapportée par un canadien – ce qui le conforte – dans « les français aussi ont un accent »).

Ne demandez pas où on pourrait en trouver, vous mettriez le vendeur dans un profond embarras. Pensez donc, il ne va pas avantager un confrère ! il ne lui vient pas à l’idée qu’en retour, toute la profession pourrait en bénéficier. « vous êtes le premier à nous dire ça « . autrement dit, vous êtes un emm..  « ne vous inquiétez pas, il y a tout ce qu’il faut. Et à partir de cet instant, l’on peut vraiment s’inquiéter. Pour le prix que voulez vous avoir ? le prix modéré n’implique pas qu’il doit être cassé, abimé ou ne fonctionne pas.

DE JUIN A SEPTEMBRE, C’EST FINI, et cela ommence en mai. Novembre n’est pas sûr, car les fêtes de fin d’année se profilent..
Pinces pour sous-verre. En juin, j’achète des pinces à encadrement pour les sous-verre. Je ne m’en sers pas pour les sous-verre et il m’en faut pas mal ; je rafle la fin du stock du commerçant et je lui demande quand il pourra en avoir d’autre : maintenant, c’est fini, pas avant septembre. En septembre, ce sera la reprise et il faudra sans doute patienter jusqu’en octobre ! or j’ai déjà rencontré « ce grand vide commercial » à plusieurs reprises. En France, on ne veut pas vendre; C’est ce que dit un chef d’entreprise anglais « il faut savoir que dans ce pays, 80% du marché est hors d’etteinte ».
Les commandes. Non, tout est en stock ; ne pouvez vous en commander ?  non, c’est impossible, on ne peut pas.
Tout se passe comme si de fin mai à Septembre ou plutôt Octobre, on ne pouvait plus commander ce qui manque, soit 4 mois d’attente! après, il faut avoir un peu de chance car en novembre, on va préparer les fêtes de décembre. Cela, si il n’y a pas de grève.

 un anglais a dit, « au mois d’août en France, on est entre les grèves de printemps et celles d’hiver ».

 

Paperasserie.
Le moindre contrat fait trente pages pour rien. En premier lieu, c’est un piège car ce que l’on vous opposera peut-être plus tard n’y figure même pas, ou en tout petit illisible coincé n’importe où. Aucune recommandation ou décret de loi pour changer ces pratiques stupides et coûteuses. Je pense avoir eu un document de cette taille pour un modeste contrat ADSL.

Bien sûr, je ne l’ai pas lu. Pas plus que les autres. D’abord parce que je sais que de toutes façons, ce sont eux qui ne respecteront pas le client, et ça n’est pas écrit dans leur machin.

Le contrat.
Au lieu d’y lire ce que l’on espère, soit le détail d’un service aimablement rendu en contrepartie de notre confiance et de notre argent, ce qui les fait tout de même vivre, on constate vite que ce sont eux qui daignent nous rendre service. Si nous nous exécutons en acceptant trente pages de risques encourus !

Voici ce qu’a écrit un britannique expatrié qui s’est plaint de l’attitude des banques sur le même sujet, ce que leur journal « connexion », que je lis, à relayé : lors de sa demande d’ouverture de compte, la banque lui a remis un épais dossier d’inscription de 40 pages, qu’il n’a bien entendu pas lu, supposant que le conseiller lui avait dit l’essentiel. Ce dernier a tout simplement omis de l’informer de certains prélèvements d’office inclus dans le contrat.
Texte original : « It confirms the fears and the opinion that I have had about French banks since arriving here a few months ago. I was given 40-odd page dossier when I opened my account and, of course, didn’t read it. I felt the adviser had answered the important questions Over the ensuing weeks, I learnt I was to be charged insurance for my debit card (taken from the account without permission), internet use (ditto), transferring rnoney from the UK (ditto) and for having a cheque book posted tome (€1). None of this was mentioned when I met the adviser ».

Ceux que nous payons, et qui en vivent, nous envoient des injonctions, dont les célèbres « veuillez ! » ou mieux, « veuillez vous conformer » rappelés plus haut. Ou encore, pour le réabonnement d’une revue « Il semble que notre dernier courrier n’ait pas retenu votre attention » ! voilé, mais désagréable. Le long des promenades, la municipalité vous informe de ne pas faire ceci ou cela « sous peine de », etc. etc. suivi d’une ribambelle de texte de lois et divers décrets, annonçant au final la peine encourue. Quel gâchis.

On peut être plus poli, ce qui est généralement le cas dans les pays anglo-saxons, et si l’on veut vraiment faire peur, prenons exemple sur le Canada, dans un parc: « Ne jetez rien à terre; si vous êtes vu, vous paierez 400 $ »  c’est sans appel et vu la somme je vous assure que vous faites attention et vous vous retournez en sortant les mains des poches !



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Locations. Des normes draconiennes régissent désormais les locations. Voilà leur effet pour un petit studio que nous connaissons bien. Le dossier de l’agence prévoit bien certaines rubriques, dont la surface (non remplie !, pas plus que d’autres rubriques). Mais surtout, le plan n’est pas prévu. On peut bien se faire une petite idée avec quelques photos sur internet, mais rien ne vaut un bon plan avec des dimensions, placards, etc. Il faudrait même un plan de situation. Mas bon. Par contre, les nouvelles normes nous gratifient d’une pleine page sur les risques d’inondation et sismiques ! ah, voilà qui est intéressant ! d’autant que connaissant le lieu.. on aime bien gâcher le papier en France. On nous donne tout, sauf ce que l’on souhaiterait. Le sens du commerce, quoi !  Une des réponses favorites des loueurs est « il y a tout ce qu’il faut », réponse qui me rappelle une entreprise, « ne vous inquiétez pas, on connaît notre métier ».

Si la justice produisait un peu moins de tonnes de dossiers qu’elle est incapable de ranger faute de place, les jugements s’en trouveraient peut-être accélérés. Encore qu’il s’agisse sans doute d’un ex-voto de la profession, « ne jamais juger à chaud » ! Dix ans plus tard, quand les témoins chancellent de la tête et des jambes, que  l’on compte quelques disparus sans compter des pièces à conviction et quelque dossier égarés, c’est beaucoup mieux ainsi. Une bonne faute de procédure, et c’est repoussé.



Formation professionnelle.
C’est un vrai problème, hormis la médecine et quelques autres professions règlementées, ou réservées, n’importe qui peut s’établir pour faire n’importe quoi, sans qualification, sans la certification d’un organisme agrémenté ! seule est requise une inscription au registre du commerce afin d’obtenir un numéro dont le but est seulement de taxer l’intéressé. Rien n’est prévu non plus pour que la relation professionnel-client réponde à des comportements digne de ce nom. Et l’on sait qu’il y a beaucoup de plainte à ce sujet ! y compris des étrangers.
Je l’ai toujours dit, le client est un emmerdeur dès qu’il a acheté ou s’est assis. Vendeurs, chauffeurs de taxi, serveurs, professionnels divers, tous semblent prêts à vous poser problème.
M. Philippe Bouvard, homme de talent a dit: « dans un café, on a toujours l’impression que le garçon aimerait avoir son pourboire avant de servir ».

Foutoir généralisé. Notre mutuelle a été réorganisée comme bien des services, c’est à dire délocalisée en plusieurs lieux.
2014. Mon épouse envoi un ensemble de quatre feuilles de remboursement pour le renouvellement d’un médicament non générique (remboursé, mais en payant). Nous recevons trois feuilles échelonnées (trois envois poste ), nous demandant chacune de fournir l’ordonnance ! Appels de la section du Loiret qui traite l’affaire puis renvoit sur Lyon, qui appelle un autre servie au secours d’on ne sait où, lequel s’étonne enfin que notre dossier ait été séparé, et qui s’étonne aussi d’une demande d’ordonnance, injustifiée dans le cas de renouvellement !  Notre quatrième feuille serait encore quelque part..



– 2007 au Trocadéro (Paris): nous repérons un endroit sympa sur une terrasse pour nous reposer et nous rafraîchir. Après avoir localisé l’entrée, un peu masquée, nous traversons la salle de restaurant, vide, et allons nous installer sur la terrasse, un peu à l’écart à droite, à côté d’un couple qui est servi. Première intervention de l’hôtesse après un bon laps de temps, qui nous dit avoir un problème avec un serveur (je ne suis pas raciste mais..), et que nous devrions nous déplacer (il ne veut soi-disant pas venir jusque là). Nous marquons notre étonnement, mais acceptons de comprendre en ajoutant, « et bien, nous nous déplaçons ». L’hôtesse nous dit alors de rester là (..) et prends la commande. Le temps passe, puis arrive le fameux serveur qui dit d’un air assez détestable, ne pas avoir retenu la commande. Nous répétons poliment sans histoire. Le temps passe. Arrive une troisième personne qui nous dit d’aller nous asseoir deux tables plus loin car celle-ci est fermée !!  Nous partons en disant que cela suffit maintenant et elle essaie de nous retenir, comme précédemment ! incroyable. Mais c’en est trop. Nous repassons devant le bar où tous nos petits rigolos sont là, regroupés près de nos boissons, qui sont sur le comptoir.

On croit cauchemarder ;je dis à l’hôtesse que nous sommes reposés et que nous n’avons plus soif, qu’ils boivent la commande à notre santé. Une connivence « en bande organisée » pour se payait la tête du client. Peut-être aurions nous dû attendre une hôtesse que nous n’avions pas vue en entrant ? mais tout de même, tasser tout le monde en un même coin pour ne pas se avoir à trop se déplacer, dans un tel lieu, c’est vraiment inadmissible. et leur attitude, inqualifiable.
Dans les pays nordiques, parfois en France aussi, on se place généralement où l’on veut, mais pas en Angleterre (« wait here to be seated », attendez ici pour être placé). Encore faut-il distinguer une brasserie d’un bon restaurant. Le problème en France est que si vous arrivez tôt, qui plus est à deux, on vous dirige systématiquement vers les plus mauvaises places, au fond, entre la descente d’escalier et les toilettes ou une porte, la cuisine. C’est toujours ça de casé. Il nous est arrivé de ressortir. Eh bien ils ont préféré perdre deux clients que de donner la place qui nous convenait, disponible.
En Bretagne, dans une crêperie où nous connaissions les propriétaires, j’ai tenté de leur passer le message, en vain. Il me paraît logique de pouvoir choisir sa place lorsqu’il y a peu de monde en arrivant.
Emettre une critique concernant le travail fait, le plat ou le service vous fait courir le risque de voir l’employé, si ce n’est le patron, se venger en rétorquant bruyamment, en vous abandonnant, soit encore pire dans les cuisines. Ceci vaut pour tout.

La note s’il vous plait !!
La restauration-brasserie
tient à ses petits travers: une demi-heure à trois-quarts d’heure d’attente au restaurant ou à une brasserie ne sont pas inimaginables, surtout un samedi ou sur le lieu de villégiature; puis la ga-lè-re pour payer. En Norvège (Oslo, et dans les pays nordiques en général, j’ai vu des serveuses aimables servir paisiblement, en marchant sans se presser;  tout en étant, sans en avoir l’air, très efficaces ! L’immense verrière était pleine, mais elles ne jetaient pas sur la table, verres et couverts à la volée !  Nous avons payé à chaque plat. Que du bonheur COMMENT FONT-ILS ?? le personnel qui n’a pas à revenir gagne du temps, et on gagne en places, libérées plus tôt.
Un service paisible mais efficace est tellement plus agréable que toute cette agitation, ces coups de pied dans la porte de la cuisine, les cris d’une commande (« et un poulet, un ! »), où encore le lancer de couverts sur la table, les zigags entre les tables, les serveurs appelés de partout, mais qui parfois, ne semblent ne pas vous voir, debout devant la porte. Chez nous, un client ça se garde, on le fait mijoter à petit feu.

C’est un état d’esprit, une désorganisation du travail patiemment organisée. Tout le monde est sur les dents partout et la réponse est toujours, « je n’ai pas le temps maintenant » (ni jamais d’ailleurs). Au bureau, « ne pourriez-vous pas faire un peut de rangement ? », et la réponse est : « il faudrait bloquer une journée » (rien que ça).


 

Abus avec les contrats Contrats d’assureurs, d’opérateurs de téléphonie, avec vente forcée pour les portables, services catastrophiques. Le piège des petites lettres illisibles ou non dits, ce qui est encore pire, la revue « Que choisir », vient de faire retirer plusieurs articles du contrat de « Wanadoo », que je connais en qualité d’utilisateur (devenu Orange), dont le fameux « Wanadoo se réserve le droit de modifier ou supprimer le service Internet sans préavis ni indemnités » !!. Rien n’a changé et rien ne changera si ce qu’il faut bien appeler notre apathie, perdure. Adeptes du profit facile, nous pratiquons le racolage du client, lequel devient alors subitement un gêneur à exploiter.

– Mon contrat Internet (avant l’ADSL). J’ai souhaité modifier mon option Internet auprès d’Orange, par Internet c’est à dire en cliquant sur le lien prévu à cet effet, mais rien, lien inactif. Pensant que des difficultés étaient temporaires, j’ai en fait passé beaucoup de temps à essayer.. en vain. le lien est inactif et c’est fait exprès ! de guerre lasse, j’appelle le numéro surtaxé et on me répond pour me dire que l’on va vérifier ma ligne !! pourquoi ? pour faire des mesures et me proposer la grande vitesse ! Pendant ce temps je paie.. leur publicité, ce qui est une méthode de truand, ni plus ni  moins. Enfin, ma demande est  enregistrée. Le mois suivant, au tout début, je vérifie mon compte : je suis en débit !  on me prélève bien le nouveau tarif, mais la durée octroyée n’a pas été changée et je dois de l’argent !

J’ai fini par me faire entendre, et mon compte a été rectifié sans rien dire.
J’ai attendu des regrets, en vain.

Un autre client s’est plaint qu’ayant souscrit un contrat, et souhaitant payer après avoir reçu un Mail pour son renouvellement, il lui a été extrêmement difficile de contacter le service – uniquement par Mail – ce qui lui a pris beaucoup de temps et coûté bien des désagréments, tout en payant les connexions (lorsqu’on n’a pas encore l’ADSL) . J’ai moi-même reçu des propositions auxquelles il était impossible de répondre par Internet. Sens unique. On enrage.

Depuis je suis passé à l’ADSL. Tout allait son petit train – avec le tout automatique qui suivait et m’informait de la progression de l’installation de mon acquisition – en allant toutefois consulter la page de progression, sauf qu’à un moment, ayant tout réussi sans encombre majeure, j’attendais un allumage de lampes sur la box qui ne se produisait pas, car il me fallait entrer mes codes que je n’avais pas reçus comme indiqué sur la procédure !
Appel d’un service (ouf, il y en a un), et je raconte mon problème. Peu après, je reçois mes codes qui, oh surprise, sont les mêmes que les précédents (ceux de ma liaison précédente). Indigné, je rappelle pour dire que ceux là je les connais bien ! et l’on me dit alors que je dois reprendre les mêmes; merci bien, mais pourquoi écrire que j’allais en recevoir? ce qui  aurait pu être logique avec l’ADSL. Aucune personnalisation, des procédures type, tant pis pour celui qui ne comprend pas.

Je suis technicien-électronicien d’origine et bon bricoleur – peu de choses me posent problème dans ce domaine, pas plus que les manips informatiques. Comment font les autres, alors que l’on pourrait être guidés par des schémas et didacticiels simples. Mais ce n’était pas fini, la machine automatique était lancée ne sachant rien de ma déshérence, ni de mes appels, elle poursuivait inexorablement sa marche en ne cessant de me demander si j’étais satisfait. Cela m’a fait bouillir et je leur ai envoyé par écrit ma façon de voir leur organisation de manière bien sentie. Sûrement en pure perte, car personne n’a du la recevoir; tout est automatique.

Achat d’un PC à la FNAC : le syndicalisme y est roi et l’on ne s’y prend pas pour rien .. une remarque, et vous êtes fiché par le groupe.  J’en ai fait les frais lors de l’achat d’un PC. La livraison se faisait sur l’arrière, dans une ruelle étroite et sans place pour s’arrêter, en sonnant et en attendant que quelqu’un veuille bien se montrer à une petite fenêtre du haut !! (le moyen âge). J’en avais naturellement fait la remarque. Mal m’en a pris, ils ont commencé par livrer le PC sans écran, et j’ai du le renvoyer par trois fois pour mauvaise réparation. Ce n’est que trente lettres plus tard, avec l’intervention de la direction de Compaq qui ne comprenait pas ce qui se passait, que j’ai obtenu réparation du préjudice (indemnisation financière par le directeur local de la FNAC). Le syndicalisme règne parfois chez nous au détriment du client, du commerce, et des emplois.
On ne lit pas même nos lettres.
Le rasoir japonais. Je recherchais un modèle précis de rasoir électrique japonais étanche. Sur les quatre sites étrangers consultés à l’époque (USA, Allemagne, Angleterre, Italie), toute la gamme, les prix, des photos, parfois même un croquis pour le nouveau mécanisme, et la section « commande ». Rien de tel pour la France (à ce moment là).
Trois appels téléphoniques dont un faux numéro communiqué par leur antenne française, ne m’ont conduit à rien. J’explique enfin mon problème et on m’envoi un beau catalogue sur.. les téléviseurs, caméscopes etc. De rasoir, point !
 Je rappelle et on me répond : je l’ai votre référence, vous en trouverez dans les grands magasins !! Où ? on ne sait pas. Je suis pris d’une envie de mordre. Finalement je l’ai fait acheter en Allemagne, avec une réduction importante.

– Quelques années plus tard (2018). Le site propose toute la gamme, avec des commentaires différents et variés selon les modèles (aucune rigueur, du baratin). Et l’on en vend sur la site, mais seulement quelques modèles haut de gamme. Encouragé, je demande si tel modèle est équipé d’un moteur linéaire (description incomplète). Réponse d’une bonne demi-page ou l’on me répète ce qui a provoqué ma question, et que je connais donc parfaitement, et l’on me donne son voltage !? Je vais alors sur le site anglais et je repose la même question. Première réponse immédiate, « merci de votre question, il vous sera répondu sous 48h ».
La réponse arrive avant l’échéance, très brève : « indeed it is » ! if you have any further question.. soit « bien sûr il est linéaire ». Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas etc.. Voilà la différence pour ceux qui douteraient encore.

Notre commerce extérieur va mal ? comme c’est étonnant ! Un anglais écrit à propos de ses compatriotes qui souhaitent débuter un commerce en France, « il faut tout d’abord savoir que des milliers d’acheteurs potentiels seront ignorés ».
Un professionnel allemand qui voulait s’installer en France y a renoncé « c’est un cauchemard » a-t-il dit (collègue de mon gendre).
LOUFOQUE.Chez Gasto y’a tout ce qu’il faut. et même ce dont on se passerait : absence de personnel, renouvellement des stocks approximatif, choix incomplets et changeants, comme au restaurant « selon arrivage ». Il nous est arrivé une histoire comparable à celle de la FNAC, en moindre: on avait acheté un meuble de salle de bain mais il y avait un problème; ils avaient bien le meuble, mais pas les pieds (..). Le vendeur va les chercher en stock. Le temps passe.. on le voit plus tard repasser avec deux collègues en rigolant, mais sans nous voir.. le temps passe.. puis plus rien. Terminé, plantés là. On réclame au bureau, revoilà notre vendeur : « il faut les commander, dit-il » !! heureux de l’apprendre, vous auriez pu nous le dire en passant. On se foutait de nous, une heure était passée; mais ce n’était pas fini pour autant car ensuite, les pieds n’étaient toujours pas reçus.. je passe sur les énervements qui ont suivi. On nous y a même vendu une lampe halogène qui n’était pas garantie, il faut le voir pour le croire, et on nous a encore baladé jusqu’au service après vente, qui tombé des nues, nous a dit qu’il n’y pouvait rien !  on cauchemarde tout éveillé.



L’exemple des palaces (ça fait rêver). Au moment où je tape ce paragraphe, je lis dans « le Monde » du 16 08 2008 :  Je cite « les palaces parisiens séduisent toujours les investisseurs » A raison de 1000 € la chambre en moyenne, ça doit être intéressant d’investir ; les « BRIC » (Brésil, Russie, Inde Chine) aiment toujours Paris et « sont en croissance ». On envisage donc de passer de 1200 chambres à 2000. Une suite peut faire jusqu’à 400 m2 de superficie (on est loin des HLM et de leur difficulté de financement par la Caisse d’Epargne). Les russes « flambent » encore : la bouteille de vin la plus chère : 11.000 €. « Moins cher, on ne l’aurait pas vendue ». Plus c’est cher, mieux c’est ! ». Voilà qui fait plaisir et rassure sur notre devenir. La France est bien en pleine croissance, comme on nous l’affirme. On n’y croyait pas, on en a ici la preuve.
Mais si on était à la hauteur, ce serait encore mieux. « la France est considérée comme une destination de villégiature plus que de business. Depuis 2003, l’offre touristique pour les russes s’est considérablement densifiée mais ce sont des agences d’origine russes qui ont raflé la mise ! » hibis: donc, pas les agences françaises du bon royaume de France, et pour tout dire, il se passe la même chose dans le sud ouest envahi par les anglais, qui un jour, vont nous vendre nos maisons; le commerce, ils connaissent. Je reprends la lecture : « la France reste frileuse et manque de réactivité ».  « Souvent le service ne donne pas satisfaction », « on ne se met pas à leur diapason, on ne parle pas russe, et les menus ne sont pas traduits en russe« . « Il faut considérer cette opportunité comme un défi et non plus comme une menace ». hibis: il devrait y avoir des limites à l’exigence, car un jour, pour y sabrer le champagne, ils feront  évacuer tous les visiteurs de la tour Eiffel. Ce n’est pas une boutade: dans un TGV, la SNCF a fait descendre tous les voyageurs, parce qu’un Emir a soudainement exigé de prendre le TGV avec sa petite suite. Je trouve également choquant qu’un Emir fasse refaire la moitié d’un hôtel de la Côte d’Azur pour lui-même et son cortège de femmes et serviteurs. Le plus médiatique s’est déplacé un jour avec 500 personnes. Un mode de vie d’un autre temps qui serait normalement puni en France. Mais on s’est toujours mis à genoux devant les puissants.
TRAVAUX A DOMICILE, PROFESSIONNELS RASSURANTS, MAIS PAS INFAILLIBLES. Celui qui vient faire un travail à domicile se renseigne à peine des besoins, et ne définit rien de ce qu’il va entreprendre. Ils arrivent sans prévenir, commencent sans rien dire et l’on voit des choses ahurissantes se faire. Chez un ami, un trou a été percé en bas du chambranle de la porte d’entrée, presque au ras du sol, l’horreur. Ils peuvent tout aussi bien modifier un aménagement sans demander votre avis, couper un bout de charpente, et autres plaisanterie de ce genre, ce qui nous est arrivé. D’autres ne terminent même pas en laissant les saletés. Ma pelouse a même été brûlée par l’acide qu’ils avaient utilisé pour le désentartrage de ma chaudière ! On entend toujours les professionnels se plaindre, mais on ne peut pas leur faire confiance, à moins de les avoir vu travailler ailleurs (et encore..). Difficile également d’être informé de la manière dont ils vont le faire. Même avec un croquis, ils interprètent sans rien dire.

RASSURANTS, MAIS PAS INFAILLIBLES   « Ne vous inquiétez pas, on a l’habitude, on connaît notre travail »   traduction : ne venez pas nous compliquer la vie, on va faire comme on pense et ne vous immiscez pas dans notre boulot. (payez, c’est tout ce qu’on vous demande).  Encore heureux si ils ont de bons outils et ne demandent pas les vôtres. Et c’est à partir de ce moment que les ennuis commencent.

Ce n’est qu’une des réponses type « à la française », et l’on croit parfois appartenir plus au tiers monde qu’à la six ou septième puissance mondiale, dont M. JF Revel, un philosophe qui s’en défendait, disait,  je cite : « depuis le temps que la France rayonne sur le monde, tout devrait être illuminé ».

Seule la facture est soignée.

Les professionnels n’aiment pas qu’on leur détaille ce que l’on souhaite, les grandes lignes suffisent car ils n’ont pas de temps à perdre ! Ce n’est qu’après coup, mais trop tard, que l’on peut faire le constat du désastre. Mais alors, c’est TERMINE, PLUS PERSONNE, RIDEAU. Jai dû refaire moi-même des encadrements de fenêtres salopés par des ouvriers qui venaient les soir, souls !  cela avec une entreprise « séculaire », avec pignon sur rue et TVA payée. Idem pour un bandeau de toit dont la peinture n’avait pas tenu: « la peinture était trop forte » m’ont-ils dit car elle avait arraché la mienne avec l’enduit, problème que je n’avais jamais eu en peignant moi-même. Je n’ai pas pu les faire revenir. Il y avait eu un problème semblable pour la façade, mais là, ils avaient tout ré-enduit et repeint ! le soir, l’ouvrier ne fermait même pas ses pots de peinture.. (je les fermais à sa place, et mes remarques n’ont servi à rien). Par la suite, j’ai appris qu’il trafiquait pour récupérer des produits à son compte. Je ne suis pas raciste, mais les faits sont là. La même mésaventure est arrivée à un ami. Il y aurait un problème de compatibilité avec les nouvelles peinture à l’eau. Mais tout de même, c’est leur spécialité, il y a des sous-couches pour cela. J’ai eu droit au fameux « on n’a jamais eu ça ! ». J’ai tout regratté et repeint moi-même, en infiltrant de la colle, et ça tient; Mais avec des creux qu’il me faudra reboucher. Les peintres ne nettoient même plus sérieusement, ne font pas de retouche à l’enduit pour les imperfections, ne décapent plus les anciennes peintures sur fer. Seule la facturation est bien soignée.

Les dentiste ne restituent pas les couronnes en or ! maintenant, je les demande. Mais attention à la revente, car l’or y est largement sous-estimé. La bonne affaire est pour eux. Mieux vaut le fondre soi-même et en mouler une petite chose.
 

 La fenêtre française. Elle est à double vantaux, placés en alignement intérieur du mur, contrairement à la fenêtre allemande, à ventail unique, qui est placée en alignement extérieur du mur.
Le positionnement français expose les rebords du mur aux intempéries (infiltration humidité, froid..).
Autre conséquence, l’absence de renfoncement intérieur prive d’un rebord sur lequel, en Allemagne, et à l’est de la France, on ne manque pas de poser de menus objets et décors de Noël ! Selon mon observation dans un ancien camp américain de France, le positionnement américain est proche de l’allemand.

AVOCAT à la Cour. Du beau monde, mais l’horreur totale ! A côté du panneau de l’avocat à la cour, posé à cheval sur un pan de mur de ciment brut et un pan de bois d’origine, il y a un un vieux volet rouillé qui appartient au « Cabinet du commerce » ! une agence de vente de locaux commerciaux, dont on peut voir les affichettes placées derrière la vitre. Sans commentaire. Cela au cœur d’une petite ville cotée, avec sa petite rivière privée, ses moulins, ses célèbres garages à bateaux.


toutes photos sont d’hibis



Situé en hauteur juste à côté d’un vitrine pimpante, la chose est un regard de gouttière.




Pas vraiment vilain, pas reluisant non plus avec ses débordements et sa teinte clair sale.

 



Le réseau autoroutier. (Voir « qualité allemande1 », en bas). L’aberration française de trop, c’est la spécialité qui consiste à regrouper une sortie et une entrée, de sorte qu’au moment où l’on prend la voie de sortie, sur la droite, une autre voiture arrive en même temps pour aller d’où l’on vient , provoquant un chassé croisé, avec en prime l’accélération probable de l’une des deux afin de pour mieux vous couper la route et risquer l’accrochage !! On ne se voit jamais ça en Allemagne. Il faut être taré pour imaginer une si dangereuse embrouille. Je n’ai jamais cessé de râler sur pareille *¢#!.. » Une autre spécialité chez nous estle sifflet : Il est produit par une voie de largeur normale qui débouche le long d’une autre, en se rétrécissant lentement jusqu’à disparition, nous poussant lentement mais sûrement sur la file de droite de la nouvelle voie, et parfois vers ses poids lourds qui ne font pas de cadeau. En Allemagne, la voie d’accès conserve sa largeur jusqu’au bout, ce qui ne nous met pas en péril car le choix du déboitage est possible jusqu’au bout, sans mordre sur la voie à prendre.

Pourquoi faut-il que cette carence intellectuelle ressurgisse à toute approche pratique ? carence qui peut faire d’un sujet anodin, une vraie difficulté. Voilà comment on perd parfois sans rien comprendre, simplement pour ne pas s’être posé la question !

 

Le paradoxe français. Il y a du génial en nous, du très couteux aussi. Le Concorde entre dans cette catégorie, mais mieux vaut le laisser en paix avec ses derniers passagers.
Comme on ne le sait généralement pas, les catapultes du Charles de Gaulle font appel à une technologie admirée par les américains. Mais le bâtiment lui-même a connu deux avatars graves dus à la rivalité entre services :
– La pensée restreinte que seuls nos avions y décolleraient, d’où allongement de la piste du pont d’envol
– La prise en compte de paramètres anciens et obsolètes pour ce type de bâtiment, provoquant l’usure prématurée sur une ligne d’arbre. La casse d’une hélice vint parachever l’œuvre: les défauts internes du métal ont pour origine la négligence d’un fabricant qui avait supprimé un personnel qualifié. Les hélices de remplacement ayant eu le même défaut, on eut recours à des hélice du Clémenceau ! la honte. Qui y sont à vie ? la honte.
Pour rester dans le militaire, nous avons eu un canon, le célèbre 75 sans recul, le premier de ce genre (c’est la culasse qui recule), qui faisait à l’époque envie aux allemands (on peine à le croire, mais c’est vrai). Hélas, certains lots d’obus n’entraient pas dans sa culasse.. et au front, ça ne pardonne pas. On retrouve partout le problème de cohérence entre donneurs d’ordres, concepteurs, fabricants et utilisateurs. Pour des raisons de fond semblables, une passerelle s’est écroulée le jour de la visite d’un chevron des mers des chantiers de l’Atlantique, de même qu’une section du plafond de dernier terminal de Roissy. Il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond chez nous.

Bien sûr il ne peut y avoir de responsable, parce qu’ils le sont tous ! tous ceux qui n’ont posé aucune question, et dont j’ai évoqué plus haut le mutisme. Quand au lampiste, lui, sur qui tout retombe, il ne dit rien pour ne pas être renvoyé sur les roses. « De quoi te mêles-tu, fais ce qu’on te dit » ?  Les allemands disent que nous devrions apprendre à obéir; oui, mais à quoi ? ils ne se rendent-ils pas compte qu’il n’y personne.

LA REALITE VUE DE L’EXTERIEUR. Voici ce que j’ai entendu, en 2006, lors de tractations avec la Chine. Les personnalités chinoises interrogées sur les français, qui s’étonnent toujours de ne pas vendre leur matériel, répondirent : « les français arrivent avec leur matériel, le ventent et veulent nous le vendre ». Explications : 1/ généralement, il n’est pas adapté à leur besoins car il a été pensé sans se soucier de l’utilisateur. 2/  « nous, on veut des projets globaux »  Explication : que faire d’une rame TGV si on n’a pas de rail, pas de conseils pour les tracés, la fourniture du courant électrique etc. Je schématise, mais c’est bien cela, aucune coordination ni maître d’œuvre. Les autres savent apporter le fameux « clé en main », le tout compris car celui qui paie n’a pas à gérer les différentes entreprises nécessaires.
D’autres ont ajouté : les français viennent vendre et s’en vont. On m’a cité d’autres pays qui laissaient « un pôle » en permanence. Il y a des marchés qui se gagnent après une décennie d’efforts.

 

Petits équipements domestiques. Ils font parti des misérables petits matériels sans grade qui ne risquent pas d’intéresser les adorateurs du bac philo. L’ouvre-boite de scout, il est vrai, rend encore grand service lorsque le modèle plus sophistiqué ne veut rien savoir. Bon nombre de nos ustensiles et appareils de cuisine, parfois célèbres, sont issus d’une époque industrielle très créatrice, mais révolue. Depuis la moulinette coupe persil, le presse-purée, le presse-ail, la cocotte minute, la pince à plats casse-noix pour ne citer que ceux-là, plus rien ou presque; on regarde les autres faire. Parmi eux, les allemands fabriquent et cherchent, encore et toujours. Pour eux, pas de classification de genre, seul le besoin des autres est à découvrir, car c’est un marché potentiel. Ce qui me rappelle un autre anglais, donnant ce conseil à ses compatriotes pour monter une entreprise chez nous: « il faut comprendre que vous devrez ignorer des milliers d’acheteurs potentiels » (explication, chez nous, on ne se donne pas la peine d’aller au-devant du client, on l’attend ! Si vous voulez « dénoyauter » le cœur des fraises en Allemagne, il ont quelque chose !

Le travail bien fait. Les japonais sont les plus excessifs, de véritables acharnés de la perfection ; ils ne conçoivent pas qu’un carton d’emballage soit un simple et banal carton. Pour eux, il a autant d’importance que son contenu car, par l’information qu’il porte, il représente et promeut le produit. Son esthétique doit être parfaire et son pliage aussi. Autre exemple, un tampon mis de travers ou mal positionné les rend malades. C’est une faute. Qui s’est jamais soucié d’un tampon chez nous ? nous les mettons n’importe comment et n’importe où.
L’affichette, révélatrice de notre comportement : à droite, l’auteur ne songe qu’à faire obéir l’occupant (qui est aussi son client). Il exige donc de l’autre ce qu’il n’a pas fait lui-même (un effort de présentation, de d’amabilité) !  un papier avachi, des bouts de scotch avec traces anciennes, une horreur comme il y en a partout chez nous. Le texte est généralement administratif : « important » (souligné), « ne pas oublier de fermer (souligné) le.. »). C’est d’autant plus navrant que son auteur nous a loué un studio propre et soigné, pratique, décoré simplement mais avec goût. J’ai refait un carton avec un petit dessin et un texte régulier plus accueillant. L’affichette est revenue, mais en nettement mieux (le message était passé).

Voici les petites annonces de particuliers dans un magasin allemand. Les papiers sont règlementaires et appartiennent à deux catégories: « Ich biete » (je propose, j’offre) et « Ich suche » (je recherche). J’ai vu aussi d’autres feuilles plus fantaisistes, mais c’est rare et la tendance est bien là, car jamais en France vous n’avez vu un magasin règlementer et surtout éditer ses propres fiches.

Voici le texte d’un syndic: il commence par donner les horaires de fermeture des portes pendant la période estivale et hors période, ce qui paraît clair (non reporté ici). Puis, ça se gâte car une précision est ajoutée, jugez en:  « si, en quittant l’immeuble, vous constatez être les derniers occupants.. »  ça n’a strictement aucun sens, mais nous sommes assez friands de ce genre de rébus ! 
A – comment savoir si on est les derniers occupants ? on va sonner partout ? 
B – cela veut aussi dire qu’on ne fermerait pas l’immeuble si il y a quelqu’un; de peur de l’enfermer ? (il a forcément la clé) ?  Comment voulez vous qu’on s’en sorte ?


Pour un papier mal écrit et collé de travers, un japonais est au bord du suicide. On n’en demande pas tant. Un carton ou une feuille bristol soigneusement écrite au feutre, des aiguilles fines de marquage à tête colorées, seraient déjà mieux. Quand au texte, une formule de politesse, une demande, une participation ou la compréhension, voire des remerciements, seraient mieux appréciés que « veuillez » ou, » il est interdit », « il est rappelé » (alors que personne ne le sait)

Le dérouleur de ruban adhésif de la BundesPost coupe. De la poignée de porte branlante à la chasse d’eau qui fuit, en passant par le portemanteau qui s’arrache, l’agrafeuse qui n’agrafe pas, le dévidoir de rouleau de scotch qui ne coupe pas mieux que le taille crayon, nous sommes entourés de matériels médiocres. Que n’ais-je vu de vendeuses avec de mauvais ciseaux de pacotille, trouvés je ne sais où ! honte à qui ?, des dépanneurs qui empruntaient mes outils ou utilisaient les leurs, honte à qui ? Il y a des exceptions bien sûr mais d’une manière générale, tout se passe comme si l’objet ou l’équipement commun et populaire n’avait aucun intérêt. Le matériel léger « pas trop cher » est en réalité très cher pour ce qu’il est, car il dure généralement peu. En cause à une époque, le chauffe-eau de qualité « grande surface » – où nous allons tous. Cela dépend aussi des produits : le T-shirt bon marché n’est plus tissé en France Quelques marques se sont néanmoins distinguées, comme Moulinex (bruyant tout de même), Cristal d’Arques, Duralex, ou Bic, pour leurs produits innovants de qualité normale. Le Baron Bic avait étonné pas mal de monde avec ses produits jetables pas chers, crayon à bille, briquet, rasoir, suivi par le flop des parfums. La  tentative ridicule de l’América Cup oubliée, la société s’est lancée dans le téléphone cellulaire façon « Bic », mais non jetable.
Le paysage industriel français résrve de belles surprises : les grues Poclain sont exportées en Allemagne, pays de la grue ! ainsi que quelques autres matériels lourds qui généralement sont « sous contrôle ».


L’étude approfondie pour satisfaire parfaitement un besoin nous est étrangère; en voulant satisfaire tout le monde, car on ne vend guère à l’étranger, et pour cause ! on ne satisfait finalement que peu de monde. Aucune automobile d’un peu vrai haut de gamme n’est jamais sortie de nos chaînes (dans un film allemand, ils se foutaient carrément de nous). Pourquoi n’avons nous jamais su produire une moto à la hauteur de celles des anglais, Italiens, allemands, tchèques, en faisant l’impasse sur les japonaises ?
Le Grob est un avion allemand datant d’environ 1995, destiné aux aéroclubs, à l’entraînement, à la voltige aussi (ce qui est rare); sa réussite tient à tout, y compris sa visibilité vers le bas. Conclusion de cette parfaite maîtrise, il a conquis le monde entier. En aéroclub, la France avait le Rallye, un avion sommaire bien que possédant de vrais qualités à la française. Volant sur un Piper Atzec, le moniteur me dit lors d’un virage « heureusement que l’on était pas sur un Rallye, on serait morts ». L’avion américain Piper était qualifié de fer à repasser, stable, tolérant, mais sans les finesses que nous sommes les seuls à apprécier. Le rallye a disparu, ainsi que notre seul second fleuron, le Robin ! (vers 2013/14). L’histoire de nos bateaux à voile y fait écho; ils étaient fins et longs, rapides certes si on pouvait les tenir, mais virant mal, se couchant et roulant bord sur bord. Les américains ont finalement gagné avec des bateaux larges, plus plats, que nous avons finalement adoptés ! Pourquoi ne savons nous plus conserver ce qui avait eu du succès en un temps ? QUIZZ 


Trouble de comportement. Quoique l’on fasse, la belle liste de bons conseils et d’interdictions.se dresse toujours. Patron contre employé, locataire contre propriétaire ou agence indélicate, abus des administrations, commerçants, syndics, prestataires de service, cette caractéristique de la société française tient sans doute à son histoire: noblesse d’un côté, manants de l’autre. Toutefois, en Angleterre, où religieux et lords ont des sièges de droit au parlement, où la propriété n’est pas comme chez nous, où le droit du travail est une formalité, où le logement va de pair, les ouvriers et les employés sont généralement compétents, polis et aimables – sans sourire ravageur – et peuvent venir vous rappeler poliment que l’on ne doit pas toucher à ceci (ça m’est arrivé). Il faut voir chez nous le ton qui peut être pris en pareil cas. En France, dans un magasin, un employé peut se faire engueuler copieusement devant les clients par son rustre de chef. Formation, manque de respect, voyourisme ? Où est le problème ? Les qualités et les défauts étant également répartis (il n’y en a pas plus d’un bord que de l’autre), seul un rapprochement pourrait contribuer à régler partiellement le problème. Un pas a été franchi lors du premier accord historique signé entre patronat et syndicats (pas tous, mais accord quand même). Les sociétés évoluent peu, chacune tenant à ce qui constitue le fondement de leur nation. Il semble pourtant que des changements puissent être opérés si consensus il y a. Ou pas lorsqu’on considère l’adoption du système métrique par les anglais ! Pour prendre un bon exemple, la ligne jaune anglo-saxonne est entrée dans nos mœurs (administrations, Poste, pharmacie, etc.), mais sans son panneau annonciateur (keep here, don’t trespass – restez ici, ne passez pas). Si l’intérêt personnel égoïste prédomine chez nous, il faut donc le rechercher et trouver le consensus. Par exemple, les crèches et garderie abordables financièrement et géographiquement – bien qu’insuffisantes – sont un atout; elles soulagent grandement les tensions des parents et on ne peut l’ignorer. Que faire de son enfants autrement ? Cet atout exclusif, la dite « mondialisation » le verrait disparaître d’un bon œil, avec tout le pan social. C’est l’un des facteurs de la paix sociale.

Il y a-t-il un responsable quelque part ? Négligence extrême pour l’entretien, l’agrément, l’esthétique, voire les conditions de travail en général.

L’amour du travail, ce n’est pas une maladie. Je me souviens de lieux, (restaurant administratif, la pause café, où régnait l’interdiction de parler du travail. Je n’ai jamais compris ce genre de barrière, le travail, c’est notre avenir.
Histoire rapportée par un membre de ma famille, allemand, à qui un de ses amis allemand s’est confié. « Il aurait aimé s’installer en France, et y reprendre son métier d’installateur en équipements sanitaires. Après une tentative, il y a renoncé. « C’est un cauchemar pour tout,  les contraintes administratives, l’approvisionnement en matériel, le non respect des plannings, des horaires, des promesses; impossible de travailler dans ces conditions ! » Le livre d’un anglais, « une année en Provence », raconte un peu ces entreprises fantaisistes « qui arrivent sans crier gare, bossent comme des brutes puis disparaissent, travail inachevé, sans donner de nouvelles. Il y a pire: les malfaçons ! la plaie de tout ce que l’on fait faire ou réparer dans un pavillon. Je ne les compte plus, et je suis entouré de gens qui s’en plaignent. L’expression « connaissez vous un bon ceci, un bon cela », qui fait rire, n’a jamais été si vraie.

Le prix du talent !
C’est ainsi que nos « chers payés » justifient leurs salaires. C’est aussi une réponse de A. Delon, avec sa modestie proverbiale. La question de la limite ayant été posée à l’une de nos têtes XXXLL, la réponse évasive laissa supposer qu’il n’y en avait pas, étant sous entendu que sans EUX, nous ne serions probablement rien.

2003/2004. En France, les 9 salaires les plus élevés vont de 3.449.563 € à 1.038.000 € par an. Les augmentations qui ont été consenties – part variable ou vote – souvent en échange de bon procédé, vont de -17,8 % sur 2 millions d’€ à + 159,7 % sur 2,7 millions d’€.

Selon le magasine américain Forbes, le nombre de milliardaires dans le monde a augmenté de 15 % par rapport à l’année dernière (2013), soit 1645 milliardaires en dollars. Les deux tiers ont bâti leur fortune, les autres se contente de de vivre d’un héritage.
Qui dit que la la France est en déclin ? Moi, en raison de cette dette qui augmente d’elle-même alors que le taux de prêt est faible, de l’augmentation constante d’une imposition masquée (taxes de régions, CSG et Cie commencée à quelque 1,1% et actuellement à 17,5%, péages autoroutes, privatisations constantes depuis le Pdt Jospin, faiblesse de l’exportation, vente de nos fleurons et de nos terres etc, confiscation d’une partie des financements ou bénéfices par une élite qui bourgeonne.
Et ceci, sous toute réserve (Internet, mode de comptabilisation) :
Avec 2,2 millions de millionnaires, elle se classe troisième du monde, derrière les USA 13 m, et le Japon ! en attendant la Chine mystérieuse où ils montent. 
La France a plus de milliardaires que l’Allemagne qui, avec 80 millions d’habitants, est riche d’un commerce et d’une industrie tous azimuts, réputés dans le monde entier. Je ne dis pas que cette course effrénée est un modèle social, loin de là car sous cet aspect, on est encore mieux en France. Toutefois, pour ne pas se faire manger, il faudrait penser plus globalement, s’intéresser au luxe autrement que par la mode et les bagages, et ne pas taxer les petites et moyennes entreprises à près de 30% quand les grandes et géantes n’en paient pas 10. J’ai entendu dire, sans autre certitude, qu’en Allemagne, elles seraient toutes taxées à 15%. On pourrait donc faire pareil, sauf que l’on aime bien compliquer les choses à loisir et tout changer, et magouiller un peu aussi. Beaucoup.

Les allemands pensent longuement les choses, en concertation et non pas d’un bureau, puis expérimentent, et s’y tiennent. La stabilité et la continuité sont leurs maîtres mots, pendant que nous nous épuisons à tout changer et refaire avec un remarquable constance.

Mon nom est « PERSONNE » ! Ce qui nous tue, c’est la négligence et l’irresponsabilité. Pourquoi ces coffrets EDF, GAZ non sécurisés, sales, cassés, portes ouvertes, tenues avec du ruban adhésif, ou disparues ? gouttières etc. L’élection d’un nouveau maire ni changera rien et ça peut durer trente ans facile, sans que personne ne fasse rien.
Nourriture de France. J’ai vu ce petit stand joliment décoré dans le nord de l’Allemagne, où tout est toujours soigné et impeccable. Elle ne sont pas bretonnes, donc ils ne mentent pas trop !! même si elles sont plutôt allemandes. Mais c’est un signe ! le glamour de la France, la bonne bouffe ! le vin, les chansons des années 60-80. Ça s’arrête là, bien que certains reconnaissent une certaine industrie.

L’Allemagne, côté nourriture, fonctionne un peu à l’envers de chez nous. Dans les petits restos de quartiers ou en ville – il y en a beaucoup pour des des raisons culturelles – on peut manger très correctement et agréablement, pas coincés entre la porte des toilettes et la table d’à côté (on pourrait aussi parler des toilettes); des choses simples passe partout. Des pommes de terre, sauce, poulet – des pâtes, saumon, basilic – œufs, pommes de terre sautées, oignons, que sais-je. En général, pas d’entrée pas de dessert.(une glace dehors, ou café gâteau plus tard. Par contre, à la maison, leur tradition est toute autre. Nos repas préparés maison quasi rituels attablés en famille n’existent pratiquement pas. Cela dit, il y a des variantes selon les familles et les régions. C’est pour donner une idée. Beaucoup de charcuterie.

Chez nous, la nourriture maison, avec ses repas conventionnels de famille, offre généralement une très bonne qualité, que l’on aimerait bien retrouver dans les petits restos. Hélas, ce n’est guère le cas, bien qu’il y ait une évolution. Nous ne sommes pas les seuls à nous en plaindre, les étrangers aussi. Ce qu’on leur offre en général, sans parles du pire, le midi en saison touristique, peut être infâme. En conséquence, les familles préfèrent aller dans un McDo, qui ne cesse de s’étendre, plutôt que dans n’importe quel bistrot du coin, étriqué, avec son improbable steack.

A défaut d’industrie mondialisée, sinon dominatrice, nous aurions pu nous imposer dans la nourriture d’excellence, maître mot notre élite, alors que nous avons produit le pire!  Qui penserait que les meilleures viandes de bœuf sont importées !  c’est ce que je viens de lire. Nous avons produit le pire en polluant tout, terres et cours d’eau. Nous laissons partir nos campagnes, fleurons de notre pays, gage de bonne chère pour peu qu’un mouvement les y encourage, au lieu de commencer par contrôler les normes européennes qui coulent tant de petits commerces de qualité.

J’en connais, notre poissonnière faisait une brandade que vous ne trouverez pas si facilement, et surtout pas chez les surgelés. Elle a du arrêter car le coût des transformations était prohibitif pour sa vente, quasi confidentielle. Elle ne nous a jamais empoisonnés, et les exemples fourmillent, loin du scandale des raviolis chinois. On peut désormais produire dégoûtant pourvu que ce soit fait dans une clinique ! c’est ce que font les américains, ils désinfectent leurs poulets à la javel !
Oui, il y avait une place pour de très bons produits français, frais ou  préparés, version luxe, autre que ceux de Fauchon ou Hédiard. Il faut voir comme des étrangers se jettent sur nos fromages, même odorants. Et nos frites ne sont pas faites à la graisse, comme presque partout ailleurs, Belgique comprise.

Un peu de nationalisme n’est pas monstrueux ! (pas celui qui est toujours galvaudé par les médias). Avoir honte de la France serait-il mieux ? La mode est à Paris mais ne nous appartient plus, nos vignes prestigieuses non plus, nous vendons toutes nos richesses quand les allemands veillent sur les leurs prêts à les défendre à tout prix. Ce ne sont pas les talents qui nous manquent, ni les tentatives, ni même les réussites, mais par rapport aux grands pays commerçants, USA, Allemagne, Japon, Grande Bretagne, Canada, nous avons du mal à industrialiser en pensant au monde entier; pas de succursales, ou peu actives, manque de soutien et de suivi, légèreté envers le client, manque de parole et de sérieux, voilà nos points faibles, ceux que chacun de nous constate dans la vie courante.


Prise de conscience. « le problème n’est qu’un détail sans importance »
Nous sommes au pays où l’on règlemente tout. Mai 2013, prise de conscience ou influence des détracteurs ?  la règlementation sur les cantines scolaires va finir par être aussi contraignante que celle sur le travail ! on n’y comprend plus rien, alors on va simplifier un peu; par exemple tout ce qui règlemente les quantités de nourriture pour les cantines scolaires en fonction de l’âge. Tollé (automatique) des parents d’élèves, et c’est parti !

La prise de courant.On peut toujours faire de belles plaquettes sur les risques d’incendies, mais avec nos antiques prises de courant qui gigotaient, crachotaient des étincelles et chauffaient, où était l’intérêt ? Ignorance administrative. Les prise murales descellées ne sont pas si rares. J’ai connu les équipements anglo-saxons et allemands et je peux affirmer qu’ils avaient très tôt conçu du matériel adéquat qui tenaient parfaitement dans le mur ! quelques décennies plus tard, nous n’avions alors pas encore imaginé que la broche pouvait être pleine si le trou de la prise femelle lui, avait un ressort. A l’inverse, car c’est beaucoup plus simple, les fiches male étaient fendues, et il fallait les écarter régulièrement avec une lame de couteau, jusqu’à ce qu’elles cassent. Le contact demeurait très mauvais, faute de pression suffisante.

Pas de souci, il suffit de faire attention ! c’est notre façon de régler les problèmes ! Nos interrupteurs à bouton laiton à bascule étaient du même tabac. On y prenait même parfois le courant. Merci à la Société Legrand qui nous a enfin donné des prises de courant françaises sérieuses.
Pendant longtemps, au lieu de revoir les aménagements routiers, on a préféré planter un panneau dissuasif  « ici, vingt morts ». Le principe est le même, c’est toujours l’autre, et on se dégage de toute responsabilité.

Le pharmacien est étonné de la posologie stipulée par mon docteur? Il ne passera pas un coup de fil à un homme qui est trois rues plus loin dans le village, et officie depuis des années. C’est moi qui lui en ait demandé la raison à la consultation suivante, six mis après !
Cette histoire est à l’image de tous nos problèmes administratifs, ces services si bien cloisonnés et étanches. Et plus généralement de notre incurie en matière de concertation.


Rien ne s’interconnecte, rien ne remonte. D’ailleurs, à qui ?? personne n’est concerné. Et par principe, on ne demande l’avis de personne, surtout lorsqu’on est instruit: on y  a appris le silence. On écoute, mais ne commente pas.

Par contre, tout descend parfaitement bien, comme ces mails de réclamation où, ébahis,  vous voyez écrit : ne répondez pas à ce mail automatique ! et si ça ne marche pas, qu’est-ce qu’on fait ?  il peut y avoir jusqu’à trois choix, celui du numéros de téléphone surtaxé, si « l’un des experts est disponible », le dépannage automatique où l’on va de question en question sans jamais avoir de résultat probant, qui se termine par « considérez vous cette réponse comme satisfaisante ? NON ! en enfin, si il y en a un, le mail. Et cette fois, il y en avait un, « dégotté » après pas mal de recherches. Voici les faits :
J’avais – péniblement – posé une première question, et l’on m’avait bien répondu, mais à côté du problème, car le service contacté était en fait « commercial » ! J’avais donc renouvelé, en choisissant « autres » car rien ne convient dans les choix proposés, puis j’ai retapés le nom, adresse, téléphone, mail, âge de la grand mère, jeu de lettres et chiffres cryptés pour bien voyants, sinon devins etc; puis j’ai cité la demande initiale en expliquant que j’ai bien reçu une réponse, mais qui ne marche pas parce que etc. Et qu’ils seraient bien aimables de faire suivre à celui qui m’avait déjà donné une partie de la réponse, et que.. et c’est du temps perdu..


Les poids lourds passeront là où passaient les charrettes. Les répétitions de situations bien connues et dénoncées n’ébranlent personne, c’est du micro évènement qui ne vaut pas un détour de pensée. Ainsi les poids lourds ont fini par incendier un  tunnel et ils traversent toujours la grand rue de petits villages, devenue nationale. La mort d’un maire débouté, qui s’est finalement suicidé (personne ne veut l’avouer) a tout de même fait bouger la ligne. Ailleurs, on attend. Enormes poids lourds qui rasent les murs : ils n’en ont pas devant chez eux, alors.. RIEN, RIEN de RIEN. Si, si, le préfet annule l’arrêté du Maire.


Incurie de prétentieuxqui ne se renseignent même pas sur les conditions locales auxquelles ils exposeront leur œuvre. (autrement dit par un dirigeant chinois, « les français veulent vendre leur merveille sans s’être préoccupé de ce que souhaite le client »)

Outre-mer, après des mois d’attente en raison d’un invraisemblable circuit de la commande, nous avons jeté une caisse de pinces totalement inutilisables. Dans le domaine des fils aériens, j’ai vu utiliser des outils américains datés de 1933 ! ma date de naissance. Ils étaient encore inconnus chez nous en 1970.. Mieux encore, ils ont été copiés plus tard, mais mal, de sorte que les ouvriers ne les utilisaient que rarement. Le fil lui-même, isolé et renforcé, devait être commandé aux USA car la France n’avait rien étudié pour les particularités des pays d’Outre Mer. Lors d’un cyclone, les poteaux sont tombés, mais pour la première fois, les fils n’ont pas cassé (rapporté par un collègue bien après mon retour). La température des fils est importante lors de la pose, et des tableaux précisent les différentes tensions à appliquer. Toutefois, RIEN N’EXISTAIT en France pour mesurer la température des fils en l’air. Les américains utilisaient un thermomètre spécialement conçu pour pincer le fil.
Pareilles aberrations sont monnaie courante, et le premier pont de Nouvelle Calédonie a été emporté parce qu’il a été construit comme en France !! En ignorant tout des énormes et irrésistibles amas de bambous charriés lors de violentes crues (on connaît, on sait faire..)!!

Des raisons analogues expliquent qu’une certaine passerelle se soit effondrée lors de l’inauguation du fleuron des mers anglais. Des morts, l’ignominiee.

Peugeot était bien implanté en Afrique équatoriale, mais il n’a pas su adapter son modèle phare, et a tout perdu après l’arrivée des japonaises. Rien d’étonnant dans un pays ou l’on dit « la France possède le premier domaine maritime mondial après les USA », donc le deuxième et non le premier. Les journalistes ont également inventé un quasiment exæquo pour le second des jeux olympiques, le VICE-premier ! quel culot, un vice-président remplace le Président dans des circonstances exceptionnelles, et je pense pas que le détenteur de la médaille d’argent ait jamais représenté le médaillé d’or. Je suis sûrement fautif, au pays des lumières et du bac philo.

Nos voitures étaient souples, avec des sièges mous et des phares jaunes. Elles sont désormais plus fermes, tout comme leurs sièges et les phares sont devenus blancs. Nous avion tort. Les allemands un peu aussi, qui ont un peu assoupli leurs suspensions.
En voiture, un siège mou fatigue énormément parce que le corps non fermement tenu ballote, et se contracte de partout pour contrer les mouvements. Nous ne savions pas ça.
Nos phares jaunes. Il faut remonter à des mesures de laboratoire qui auraient révélé une meilleure pénétration dans la brume, de la lumière émise par une ampoule à sodium avec enveloppe de quartz. Nos ampoules à filament ordinaire avec verre teinté en jaune, éliminaient ipso facto, ce douteux et faible avantage, et donc affaiblissent au contraire la lumière.

Encore le anglais, qui eux ont connu le fog, « on coirait que les français roulent dans un brouillard permanent ».

Nous sommes au pays des Seigneurs (nos institutions), qui égrènent inlassablement leurs utopies. Au pays des Droits de L’Homme.. Où l’on accumule les amendes pour un tracteur flashé à 100 km/h, où l’on accumule les factures et les injonctions envers le malhreureux dont l’identité a été usurpée, bien qu’il prouve sa non présence, où l’on enlevait des points sans que l’intéressé en soit informé, où des commerçants peuvent faire débiter notre compte sur simple demande de leur part, notre banques débitant sans notre accord (un litige qui devrait être porté en justice par le commerçant).

– Nous sommes au pays de la théorie, de la rhétorique, du débat stérile. Les faits réels ne sont jamais vérifiés, ni avant, ni  après. Toute expérience mise en application est déclarée satisfaisante et généralisée à la hâte. On se souvient du fiasco du carnet de santé. Il y en a eu bien d’autres.

Allumer les phares de jour a soulevé de vastes débats. A commencer par nos pauvres « motards en colère », avec leurs motos aussi hères qu’une belle berline, qui voulaient conserver cette distinction qui les fait reconnaître. C’est une idée des nordiques qui sont pénalisés par un soleil bas, même l’été. Par la suite, on a cherché à réduire le nombre des accidents comptabilisés sur les longues lignes droites du département des Landes. l’amélioration constatée a décidé de la généralisation. Ensuite est venue la pluie, soit la mauvaise visibilité. Sur certaines voitures, les feux de position sont allumés au départ. même la police ne le fait pas ! Peut-être aurait-il fallu énoncer « sur de longues routes droites à deux ou trois voies coupées de carrefours secondaires« , ou encore « dès que la luminosité baisse notablement » (temps très couvert, soleil bas, crépuscule, forêts). Il est vrai que les phares attirent l’attention, et c’est ce que j’essaie de respecter. (mais guère sous le soleil d’été).

En Allemagne, le motard est soumis aux mêmes règles que l’automobiliste. En principe, il ne se faufile pas entre les voitures en zigzagant et surtout en rageant parce-qu’on le gêne, si il ne file pas quelque coup de pied en passant.
Je vois très bien cela en Afrique équatoriale, ou le soleil atteint la verticale! on leur apprenait déjà que leurs ancêtres étaient des gaulis, les pauvres. Allumage automatique. On se plaint que ça s’allume trop tôt ! ou trop tard. On est bien au pays de la contestation pour tout et rien.

« DORMEZ BRAVES GENS, TOUT EST TRANQUILLE » et sous contrôle. Il y a eu le nuage radioactif que l’on sait, « qui a contourné la France ». Plus récemment, il y a eu « un incident mineur, désormais clos » dixit la PDG d’Areva, alors que l’interdiction de consommer certains produits et de boire de l’eau n’ont pas été levés après sa déclaration.  Il y a eu un modèle de voiture de notre constructeur national qui de 37 % pannes » durant la durée de garantie, est passé à 66 % de fautes. Le câblage électrique en était souvent la cause, et depuis toujours des ampoules grillaient souvent à cause de cela; un ami allait tout de même gratter des fils sous le capot ou gigouiller les connecteurs (c’atait connu), sous la moquette du plancher; on a vu des vitres qui se bloquaient ou qui descendaient en roulant, des conducteurs qui ne pouvaient plus ouvrir la portière par temps de pluie. Puis l’affaire du régulateur de vitesse..

Bien entendu, le constructeur ne reconnaît rien. « on n’a jamais vu ça », vous êtes le premier », « c’est très étonnant ». La pire répartie a sans doute été « vous ne savez pas conduire« , réponse des services de la communication de chez Renault après les incidents des régulateurs de vitesse. Des cours auraient même été proposés, payants. Toute possibilité d’une telle panne a été niée. LA TOTALE. Sans doute les médias se sont-ils jetés dans la brèche, mais toutt de même..

Cette régulation justifie une grande vigilance car, contrairement à notre réflexe, il ne lève pas instinctivement le pied à l’approche d’un virage ou d’un obstacle, Dans le doute, le constructeur devait revoir ses circuits électroniques car on a appris, qu’avec le multiplexage, il peut y avoir des « croisements » indésirables : il est arrivé que les phares s’allument en mettant l’essuie glace ! ou que les portes se vérouillent, d’autant que des techniciens ont remarqué des circuits ou des sondes communes, alors qu’ils auraient du être distincts.

NOTRE CULTURE EST A BASE DE PUNITION.



Les services
Qualité; voici la poubelle pour « objets creux, qui nous été fournie « gratuitement » par la municipalité (voir dans « tribune », la réalité des choses), il y peu d’années, lors de la mise en place du tri sélectif. On pouvait alors y lire les information concernant la nature de ce que l’on pouvait y déposer, ce qui était pratique. Rien à dire sur la poubelle elle-même qui « se tient », mais on ne peut plus rien lire depuis pas mal de temps; je me suis décidé, en écrivant ces lignes, à supprimer ce qui devient une horreur (à droite). Qualité française. Autre raté, la poubelle « pour le papier », qui était minuscule et sans roues, alors qu’étant la plus vite remplie, et assez lourde. Encore une belle étude, bien renseignée. Nous avons appris l’invraisemblable par la suite, les contenus des deux poubelles étaient ensuite regroupés ! UBU n’est jamais bien loin.  Les deux ont été remplacées par une poubelle commune papiers-corps creux !!  Enfin, tout change tout le temps. On nous a annoncé de nouvelles jaunes, mais on a gardé les bleues. Sur demande, il y a des jaunes, plus grandes. Le big Bazard, on annonce ce qui ne vient pas, mais qui parfois existe bien.


Voir poubelle et courrier dans Qualité française 2.
 
France. Notre régie des eaux ne peut plus assurer la relève mensuelle des compteurs, pourtant  situés dehors et exposés au gel pour les pavillons.
Ci-contre, à droite, immeuble de standing assez récent face mer,  station cotée en Loire Atlantique. Clic ! ce robinet vous mènera aux compteurs répartis par étage dans les gaines techniques aux fermetures cassées. fuites partout, il y a même une boite suspendue pour capter l’eau. (clic!)

 

A gauche, ce coffret EDF est bien sécurisé, mais je ne sais pas où l’on peut encore se procurer un tel cadenas !  en crasse d’aluminium d’avant guerre; sa serrure rappelle celle des valises en carton de la même époque. Parfois un fil de fer tordu suffit.
Le long d’une belle route de ville bordée d’anciennes fermes toutes réhabilités pour l’habitat, dont de belles et riches, deux coffrets sont ainsi attachés avec du large ruban marron d’emballage à demi décollé.

J’ai vu des portes de coffrets EDF bailler lamentablement sans que jamais quelqu’un ne s’en préoccupe. On s’écarte ! jamais je ne laisserai cela dans cet état, mais il est vrai aussi que nos grands fournisseurs de service sont aux abonnés absents. Les coffrets du gaz sont généralement récents mais certains sont déjà couverts de salissures. Le mien est entretenu. De belles allées de jardin s’achèvent par des trous sur la partie commune. « Ce n’est pas à nous ». En Allemagne, les gens entretiennent les ponts fleuris de leur main et au besoin, avec leurs fleurs !  Ne cherchez plus, tous fautifs; EDF, GAZ et leurs pacotilles non sécurisées, les habitants avec qui se moquent pas mal d’avoir des ravents devant leur belle maison. LA HONTE.

Je sais qu’en Allemagne, tous les compteurs paraissent être dans les immeubles et même les appartements. Je n’ai pas remarqué de coffrets outranciers dans les rues ou sur les façades, mais cela ne prouve rien et si j’en ai encore l’occasion, je tacherai de vérifier.
 

A droite, sur une façade d’un immeuble ancien ouvragé, de bel aspect, on peut admirer les restes – non entretenus – de sa descente d’eau de pluie de la belle époque. Son état est assez choquant, mais ce n’est rien au regard de ce qui est à côté, mal fixé, rouillé, en tôle zinguée écrasée.

On se croirait dans un quartier miséreux, et non sur la rue principale qui mène à un grand centre commercial. Un centre commercial qui a été mal conçu pour son accès à la gare SNCF et routière crée pour la circonstance. On a alors refait les revêtements de sol qui s’étaient partout rapidement détériorés. Habituelles malfaçons, les sympathiques bassins d’eau ont eu des fuites, puis ont été saccagés et supprimés.

Un escalator intérieur desservant la gare a rarement fonctionné puis a été supprimé, ne laissant comme accès à la gare qu’une petite porte douteuse, au fin fond, que l’on peine à oser franchir. Ce n’est pas grave, on va tout refaire après la nouvelle gare de style ondulant, gros tubes, boulons et plomberie chers à notre époque. Question de goût. C’est à l’arrière que ça se gâte, quand on franchit la petite porte, qui mène aussi à un parking. L’arrière est absolument abominable. Comme pour les arrières d’immeuble, les cours intérieures, que peuvent admirer ceux qui les ont devant leur balcon, comme les accès de parkings de béton brut gris sale, qu’ils soient pour les piétons ou pour les voitures, exigus, moches, rebutants.

Enfin, on a encore tout refait et la liaison centre commercial et gare est maintenant vivable ! faire et défaire, c’est toujours travailler dit-on. 

INSTABILITE : lois, procédures, matériels, tout change sans cesse. Un individu, un patron, un employé, ne peut savoir si les conditions dans lesquelles il a débuté et pris telle mesure sera valable l’année prochaine ou au changement de gouvernement, de chef de service ou autre responsable car nous sommes au pays du  changement et de l’instabilité. Rie n’est plus néfaste pour le moral et l’entreprise. On ne sait jamais à quelle sauce on sera mangé. Rien n’est sûr pour les papiers, les charges, le droit du travail etc. Rien n’est sûr pour les placements, la retraite, sauf que ce qui étai prévu au départ pour un versement donné, ne sera pas honoré à l’arrivée. Aucune cohérence, aucune réflexion sur les dégâts que peuvent impliquer ces changements perpétuels, voulus pour que ça aille mieux.
On sait que si l’on a installé ou acheté quelque chose que l’on veut par la suite compléter, on ne le retrouvera plus. Même si il s’agit d’éléments dont on vous assure la modularité. Une simple équerre pour étagère n’existait plus quelques mois après l’achat et les nouvelles, différentes, n’étaient pas percées aux mêmes dimensions. Très vite, on ne retrouvera plus la couleur de la peinture, l’objet que l’on a vu et que l’on aurait aimé acquérir.

En Allemagne, la stabilité est bien meilleure parce que ce qui est fabriqué est identifié pour un besoin répertorié. L’objet est bien étudié et ne sera plus modifié. Par exemple tout ce qui est nécessaire pour monter une toiture. Depuis dix ans au moins, j’achète toujours les deux mêmes modèles de prises multiples (à trois prises). Elles sont de qualité, esthétiques, se font en plusieurs couleurs (inconnu en France). Mon éclairage extérieur automatique n’a pas non plus changé. Pas de raison puisqu’il a bien été étudié. Bien que paraissant chère, la pièce détachée est maintenue longtemps. J’ai obtenu un contacteur pour ma tondeuse à gazon allemande vingt ans après. Leurs efforts portent sur la nouveauté, mais si elle apporte vraiment quelque chose. Je parle ici d’équipements de base et non de gadgets, sans cesse renouvelés dont ils sont friands.



Les aspects positifs du commerce et de l’industrie française.
 Que connaît-on de l’industrie française ? peu de choses, notre milieu littéraire et artistique s’y oppose? Pourtant, la France est un grand pays industriel

HAUT DE GAMME ET SPECIFICITES. Nous sommes au pays du luxe de très haut de gamme « sans prix » (vins grands crus, produits d’habillement de luxe, armement, mobilier, design.. arts, mobiliers d’époque, tapisseries, cristalleries, bateaux de loisir). Autres secteurs d’importance, certains « services » où l’on est présent au plan international : l’exploitation des sources pétrolifères (Total), le traitement et le transport ; le captage et le traitement des eaux, la production et le transport d’électricité, nucléaire inclus, avec les régénérateurs (Tricastin (?) et retraitement des déchets (la Hague). Vont de pair l’ingénierie et la production des matériels techniques « lourds » (dont par Alsthom). Dans le loisirs de luxe si l’on peut dire, les chantiers de l’Atlantique (St Nazaire), ont construit quelques gros bateaux (pas pour nous !), dont le Queen Mary, mais en quasi faillite, ils ont été vendus, puis revendus si bien que l’Etat en conçoit aujourd’hui quelques regrets et s’interroge. Toujours dans le luxe, les bateaux de plaisance s’exportent, même avec un nom bien français (Beneteau). Le luxe nous va bien. N’oublions pas la saga Michelin, premier mondial, bien connu aussi pour ses cartes, ses guides et qui se diversifie. C’est presque l’exception française, un modèle. Il y a bien d’autres technologies et engins dont nous pouvons être fiers : j’ai vu des grues « Poclain » géantes en Allemagne. Ça fait plaisir. , Usinor, ce n’était pas rien (tous rachetés), Alsthom, matériel roulant (trams, trains), hautes énergies électriques, turbines, ça n’est pas rien (mais en semi faillite soudaine, a failli être vendu à l’allemand Siemens – toujours vigoureux, qui en rêvait. Airbus, Ariane, quoique européens, sont d’abord français, ça n’est pas rien. Et on ne connais pas « Safran« , « petite » entreprise française qui, avec beaucoup d’opiniâtreté et en s’aidant de l’américain General Electric, a produit un moteur d’avion à consommation et bruits réduits qui a mis fin au monopole d’un motoriste. Ce moteur, le CFM56, équipe.. les airbus A320 et le Boeing 737 !! pas moins; un moteur auquel personne ne croyait mais qui vient de fêter son 20.000e exemplaire ! Mais on fait aussi des portes pour le B787 dream liner (la Latécoère); ajoutons y les moteurs de fusée pour nos Ariane (SNECMA, autrefois célèbre pour son ATAR volant). Voici pour le plus gros, mais nous en ignorons beaucoup d’autres, notamment en sous-traitance pour des produits étrangers, dont Boeing (verrouillage de portes, freins et bien d’autres). Nous détenons également quelques autres spécialités, notamment dans l’alimentaire. En matière automobile, Citroën a pourtant été un précurseur, et tente de le redevenir; Renault aussi dans une moindre mesure. Peugeot a créé le filtre à particules (diesel), et le système « start and stop », qui coupe le moteur à chaque arrêt, est français (VALEO), même si la société a été reprise par des italiens, puis à nouveau rachetée. Ce système est installé sur des allemandes et aussi Nissan depuis peu (fin 2011). le VAL est un système français de petits véhicules automatisés qui fonctionne en banlieue parisienne et dans l’aérogare de Roissy-Charles de Gaule. Il a été racheté par l’allemand Siemens ! nous n’avons pas su le développer industriellement. On brade. Cependant, beaucoup de nos fleurons ont été achetés ou vont l’être, comme si,  après avoir été un exemple, l’industrialisation passée de la France était en déclin. Grands couturiers, chausseurs (lamentable exemple de Jourdan), Cristalleries (Baccarat), Ducros (herbes de Provence), devenu américain ; ou encore Orangina (Schweppes), Perrier, lequel avait déjà affronté une première attaque des USA, coutumier de ces coups bas, quelques années auparavant (traces prétendues de produits). La marque s’en était trouvée très affaiblie. Encore heureux que l’on ne puisse « délocaliser la source », mais bien des trafics sont toujours possibles. Nos meilleures productions ont donc disparu, ont été rachetées ou sont en passe de l’être. Même Vélosolex a été racheté pour être produit sous la forme électrique (une bonne idée que nous n’avons pas eue).
Nous avons une fâcheuse tendance à ignorer, quand on ne les casse pas, les petites et moyennes entreprises familiales, culte de l’Allemagne et de bien d’autres pays. Non seulement elles connaissent de francs succès, souvent en qualité de sous-traitants, y compris vers l’Amérique, mais elles sont le ferment des multinationales qui ne créant rien, les utilisent, les achètent, ou les coulent. Le Directeur de Vinci, ne disait-il pas à la radio BFM (janvier 2011) : « les petites entreprises je les connais, j’en ai trois mille »  (je cite un chiffre que je n’ai pas retenu, mais il était important). Car un dispositif de fermeture de porte d’un airbus, les moteurs, les sièges ou tout ce que vous voulez, sont créés par de petites entreprises. Parfois pour une seule petite pièce « mineure » : on se souvient des tubes Pitot incriminés dans le vol Rio – Paris. Il y a moins glorieux si l’on peur dire : la nouvelle mini BMW est équipée de deux moteurs, l’un Chrysler, l’autre Peugeot (étonnant). Un utilisateur a cassé la jauge à huile en vérifiant son niveau et a du faire ouvrir une partie du moteur Peugeot : le moteur est excellent, mais la jauge à huile est en plastique !
Côté matériel technique civil commun, « ménager » ou familial dirai-je, on est bien tranquille. Nous avons encore Calor, SEB qui passe de « mains en mains », mais que vendent-ils à l’international ? là se situe une partie de notre problème. Assez peu de choses de portée internationale. Nous avons failli avoir une moto « de standing » digne de l’époque, c’est fini. Le concepteur, un dentiste je crois, ne s’en est pas sorti. rachetée pour partie les suisses ? Nous n’aurons donc jamais eu l’équivalent d’une seule de ces motos renommées anglaises, italiennes, allemandes, tchécoslovaques même. Ne parlons pas des voitures haut-bas de gamme, tous nos modèles ont échoué, y compris en France. C’est très significatif. On leur préfère les étrangères. Ajoutons que nous sommes assez frileux pour aller nous installer à l’étranger ou tout simplement pour y exporter – ce qui n’est pas une critique car on est assez bien chez nous. D’ailleurs, il y a eu de beaux changements ces dernières années dans ce domaine.

A l’opposé des anglo-saxons, des hollandais, des italiens ou des orientaux, dirions nous que nous n’avons pas le commerce dans la peau ?  oui et non. Est-ce critiquable ? uniquement si nous risquons de tout nous faire acheter, car à ce moment là, il faudra survivre. Là est la seule vrai question car même nos vignobles ne nous appartiennent plus. Qui est plus, nos terres partent avec car notre Etat ne les préserve pas. Comme en Angleterre, elles pourraient être louées, en très longue durée, mais louées. Allemands et américains savent aussi se défendre, et leur système juridique est conçu pour.



  Qualité française 2


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